jeudi 21 janvier 2016
dimanche 10 janvier 2016
Une "algeco" avant l'heure
1930 : une cinquantaine d’années
après les lois de Jules Ferry instaurant
à partir de 1881 l’école publique, laïque, gratuite, et obligatoire, le hameau
de Saint-Césaire comptait environ 130 enfants de 6 à 14 ans (âge-limite du
certificat d’études primaires institué en 1882), scolarisés dans les trois
classes surchargées de l’école construite en 1837 (aujourd’hui "la
maternelle").
Ce
constat d’exigüité des bâtiments scolaires ne concernant pas que Saint-Césaire,
le conseil municipal de Nîmes lança alors un important programme de
constructions dans lequel s’inscrivit le groupe scolaire situé rue de
l’Eglise : le projet fut établi en 1931, … mais la nouvelle école ne fut
inaugurée qu’en 1936.
Cependant,
devant l’urgence « à faire face aux besoins des habitants du
hameau », et en attendant « que les nouvelles classes soient prêtes »,
la municipalité prit la décision de faire construire provisoirement « un
baraquement scolaire en planches (sic)
susceptible de loger immédiatement deux salles de classe ».
Le
devis descriptif faisait état d’une dépense de 22000 francs
("anciens", soit 12567 euros de nos jours), dépense qui paraissait
importante, mais « ne l’était pas en réalité si on considérait que la
surface (123 m2) était assez vaste, que le baraquement serait bien couvert avec
tuiles sur voliges, et bien parqueté ».
C’est
l’entreprise nîmoise Gervais frères qui acceptait de l’édifier immédiatement
pour ce prix forfaitaire, incluant en outre l’installation d’un « WC avec
deux cabines établi sur un petit plancher au-dessous duquel passeraient des
tinettes » ; le service de remplacement de celles-ci serait assuré
« par le cantonnier chargé de l’enlèvement des balayures et immondices du
hameau »…
L’ensemble
fut monté sur un terrain vague situé au niveau des actuelles rues du Clapas et
Jules Raimu ; les deux classes du "baraquement" furent affectées
aux élèves de fin d’études primaires, "les grands". Cette
installation n’avait qu’un caractère provisoire, dans l’attente de la
construction du groupe scolaire, pour laquelle un délai de 3 ans avait été fixé
pour les travaux ; en fait, l’école en planches ouvrit en 1932, et fut
maintenue encore 2 ou 3 ans après l’ouverture effective de la nouvelle école
(courant 1936).
Comme
quoi le recours à l’aménagement provisoire… durable, dit aujourd’hui
"algecos", n’est pas nouveau.
lundi 28 décembre 2015
La photo du mois
La fontaine-abreuvoir dite Griffe
installée en 1904
installée en 1904
sur la place au cœur du village.
Ce griffe a été déposé
Ce griffe a été déposé
à la fin des années 1960.
samedi 7 novembre 2015
La photo du mois
Touches de neige sur les micocouliers
et ciel bleu sur le temple (1822).
Sur les marches, groupe d'enfants du village (difficiles à identifier)
saisis par l'objectif vers 1950.
jeudi 8 octobre 2015
La photo du mois
L'école primaire de Saint-Césaire dans les années 1960 :
vu de la rue de l'église, le bâtiment est resté le même.
Tous les enfants du village y étaient scolarisés,
les nouveaux quartiers périphériques n'étaient pas
encore construits à cette époque
(les Clos et Mas Roman notamment).
Quatre-vingts classes d'âge y ont effectué
"la rentrée scolaire" depuis 1936.
"la rentrée scolaire" depuis 1936.
Aujourd'hui, le souhait de nombreux saint-césairois
est d'attribuer un nom identifiant cette école élémentaire:
une proposition en ce sens
a été soumise à la municipalité.
une proposition en ce sens
a été soumise à la municipalité.
jeudi 1 octobre 2015
Devoir de mémoire : ouvrons la page
La feuille d’informations n°28 de l’association
a été distribuée fin août :
les personnes intéressées par l’activité de
l’association qui ne reçoivent pas dans leur boite aux lettres cette feuille, dont la distribution rappelons-le est limitée au vieux village, coût
oblige, peuvent se la procurer auprès du président, par mail ou par téléphone
(voir ci-après coordonnées).
Vous trouverez dans la dernière édition un appel à
constitution d’archives historiques sur le village : « Fonds d’archives de l’association :
précieuse contribution à la connaissance historique de Saint-Césaire ».
Dans l’esprit de cet appel, l’association renouvelle
ici qu’elle est à la recherche de documents relatifs à l’école primaire, dont
l’anniversaire des 80 ans a été proposé à la municipalité pour juin 2016.
Vous avez été écolier, écolière, dans cet établissement,
vos enfants l’ont été, vos petits-enfants le sont, vous devez conserver comme
la plupart d’entre nous des témoignages de votre période scolaire qui ont
marqué votre enfance :
photos, cahiers, résultats et
appréciations, diplômes…
N’hésitez-pas à nous les confier, pour les
dupliquer et présenter une exposition dans le cadre de la fête que
l’association souhaite organiser autour de l’école, et à laquelle vous serez
conviés.
La réussite de cette initiative passe par la
contribution du plus grand nombre d’écoliers - anciens et actuels - et
nécessite une préparation qui dès à présent demande une prise en compte
collective.
Nous sommes persuadés que les saint-césairois attachés à "leur
école" seront sensibles à cet appel.
Francis Brun + 83 rue de la Plaine 30900 Nîmes
' 0466239421
' 0466239421
jeudi 10 septembre 2015
La photo du mois
Publicité du domaine viticole de Masquard, parue dans une publication de 1905.
Les chais de la propriété se trouvaient au cœur même de Saint-Césaire, au Château de la Cascade dont l'entrée toujours d'époque (portail année 1763) est située rue de l'église. Monsieur Eugène de Masquard fut un ardent défenseur des agriculteurs et viticulteurs, au nom desquels, et au-delà de ceux du village, il fut porteur auprès des instances politiques des problèmes économiques et corporatifs.
samedi 15 août 2015
Photos du mois
L'alguazil de la corrida du siècle :
Rémi Guérola
Le matador Antonio Pilès
porté en triomphe par de jeunes saint-césairois :
Henri Gélis, Momond Brun, Alfred Lunardi.
Il y a 70 ans : la corrida du siècle à Saint-Césaire !
Á
l’été 1944, Nîmes et sa région, comme la quasi-totalité
du territoire français, s’était
libérée de l’occupation allemande ; cependant, un an après encore, les conséquences
de la pénurie de guerre étaient toujours très ressenties : restrictions
obligatoires, approvisionnement insuffisant, consommation modérée.
Malgré cela,
dans l’euphorie ambiante de la Libération d’abord, puis de la capitulation
générale du régime nazi signée quelques semaines auparavant le 7 mai 1945, le
besoin collectif de fêtes et réjouissances était dans toutes les têtes.
C’est
ainsi, dans ce contexte mitigé, qu’en ce mois d’août 1945 allait renaitre à sa
date traditionnelle la fête du village, la fête votive.
Les
élections municipales s’étaient déroulées en avril 1945, et le maire élu à
Nîmes, Léon Vergnolles, avait désigné un adjoint spécial à Saint-Césaire, un
certain Gaston Lessut, né au village, exploitant agricole, impliqué dans la vie
locale. Soucieux de prendre en compte les problèmes de ses concitoyens, Gaston
Lessut se démenait pour ravitailler les saint-césairois en denrées de première
nécessité, notamment des sacs de pommes de terre qu’il faisait distribuer.
L’occasion de la fête allait lui permettre d’avancer une idée géniale :
répondre à la fois aux besoins de consommation et de divertissement. En effet,
une arène éphémère et pittoresque, composée essentiellement de charrettes et de
tombereaux mis à disposition par les viticulteurs, était montée (à
l’emplacement de l’actuel terrain de foot) pour y faire courir les taureaux de
Camargue (il y avait une course presque tous les jours, et la fête en durait
une dizaine).
Pour le 15 août 1945, notre Gaston prit l’initiative de
"faire tuer un taureau" : pas de problème, son ami manadier
Emile Bilhau pouvait répondre à la demande et fournir un "beau
camarguais" ; pour l’estoquer, il fallait un torero : pas de
problème non plus, il allait le trouver dans la communauté exilée de l’Espagne
franquiste en la personne du valenciano
Antonio Pilès (famille devenue illustre dans le milieu taurin nîmois, dont
Robert Pilès matador de toros). La corrida put donc avoir lieu.
On y frôla
d’abord la catastrophe : non pas en piste dans le "rond de
charrettes", mais sur les tribunes bondées où tout Saint-Césaire s’était
agglutiné, l’une d’elles déséquilibrée ayant cédé sous le poids (il avait plu
la veille) entrainant les spectateurs au sol ; plus de peur que de mal
heureusement, quelques ecchymoses…
Après la sortie en triomphe du maestro porté sur les épaules de la
jeunesse du village, ce ne furent pas les "oreilles et la queue" qui
intéressèrent les saint-césairois mais la viande : les bouchers la
débitèrent et chacun put obtenir un bifteck ou une daube, c’était le but, ce
qui laissa dubitatif le préfet de Nîmes qui avait accordé l’autorisation ;
en effet, la corrida permit de vendre (à petit prix) quelques 600 kg de viande
supposés provenir de ce brave camarguais !... (on saura bien plus tard que
quelques vaches du coin s’y étaient ajoutées, mais le préfet en question était
probablement à la retraite ou muté sous d’autres cieux).
Cette année-là, pour
la fête votive, le pot-au-feu de bœuf s’imposa comme plat de gala sur les
tables saint-césairoises…
Juste
retour des choses : lors de ses mandats suivants au sein des municipalités
nîmoises, le populaire Gaston Lessut se vit confier la fonction - outre celle
de "maire de Saint-Césaire" - de président de la commission
tauromachique. On comprend
pourquoi.
vendredi 10 juillet 2015
La photo du mois
Plaque signalétique apposée sur la place du griffe :
Les Fontaines
1904 - 1997
" La libre distribution publique d'eau potable fut assurée
à partir de 1904 aux coins des rues du village.
La borne-fontaine, vestige du réseau d'alimentation,
témoigne de l'installation au 20ème siècle
d'une quinzaine de bornes,
modèles à levier d'abord, puis à volant, enfin à bouton.
A la même époque fut érigée la fontaine dite griffe,
faisant fonction d'abreuvoir pour chevaux :
elle a laissé son nom à cette place centrale du village.
Le Griffe actuel, fontaine ornementale et symbolique,
est installé depuis 1997 pour rappeler celui d'origine".
à partir de 1904 aux coins des rues du village.
La borne-fontaine, vestige du réseau d'alimentation,
témoigne de l'installation au 20ème siècle
d'une quinzaine de bornes,
modèles à levier d'abord, puis à volant, enfin à bouton.
A la même époque fut érigée la fontaine dite griffe,
faisant fonction d'abreuvoir pour chevaux :
elle a laissé son nom à cette place centrale du village.
Le Griffe actuel, fontaine ornementale et symbolique,
est installé depuis 1997 pour rappeler celui d'origine".
Le circuit historique fait son chemin ...
Claude Mauny, Richard
Tibérino et Francis Brun, place du Griffe.
Inauguré en 2012 avec la plaque retraçant l’historique
du lavoir, le circuit historique de Saint-Césaire se dévoile de plus en plus
grâce à l'association du Patrimoine qui poursuit l'accrochage de plaques
signalétiques qui jalonneront, à terme, un circuit historique dans les rues du
vieux Saint-Césaire.
Trois nouvelles plaques viennent ainsi d'être apposées
concernant la table de pierre, près de l’église, la draille
médiévale, chemin qui arrive rue du Temple et les fontaines sur la place du
Griffe. Aujourd’hui, ce sont sept plaques, sur la quinzaine envisagée par
l’association, qui permettent de mieux connaître les lieux qui ont fait la vie
de ce quartier.
Jeudi 2 juillet, Francis Brun, président de
l’association, Richard Tibérino, adjoint au maire délégué à Saint-Césaire et
Claude Mauny, responsable des espaces verts, dévoilaient ces plaques dont celle
apposée place du Griffe, au-dessus de la borne-fontaine installée pour
témoigner symboliquement, avec le griffe et le puits, de l'importance du rôle
public de ces éléments de distribution de l'eau dans la vie des Saint-Césairois au cours du XXe siècle.
dimanche 14 juin 2015
La photo ancienne du mois
Photo prise au début du 20ème siècle :
vue nord du domaine situé entre l'église et le moulin à vent,
connu à cette époque sous le nom de Château de la Cascade,
propriété de la famille De Masquard.
La construction qui de l'extérieur ressemble à une tour
mais est totalement ouverte côté intérieur du parc,
était appelée solarium par les propriétaires.
A l'origine, probablement en 1763,
sa fonction devait plutôt être celle d'un "reposoir",
lieu de pause promenade et de méditation spirituelle
sa fonction devait plutôt être celle d'un "reposoir",
lieu de pause promenade et de méditation spirituelle
(recherches en cours).
lundi 11 mai 2015
La photo du mois
Ecole primaire de Saint-Césaire
année scolaire 1947/1948
classe mixte de cours préparatoire.
Cette photo a immortalisé
la douzième génération d'écoliers
entrée à cette école, dite grande école,
en octobre 1947.
Ce groupe scolaire allant du CP au CEP
(classes de filles et classes de garçons,
après le cours préparatoire)
a été inauguré en octobre 1936.
lundi 4 mai 2015
mardi 21 avril 2015
La photo du mois
Cette grande bastide témoigne du passé agricole de Saint-Césaire.
Elle était baptisée Lou Recantoun (on dit aussi recantou, c'est à dire recoin) à cause de sa situation géographique dans le village, au bout de l'avenue de la gare, coincée entre la route et la voie ferrée.
Elle fut longtemps, au sud de Saint-Césaire, la dernière habitation avant les premières vignes de la plaine s'étendant jusqu'au Vistre.
vendredi 20 mars 2015
La photo du mois
Coucou !... le revoilou,
le fleuve de Saint-Césaire !
Il s'agit du cadereau dit de Valdegour,
à l'est du village, qui s'est offert à la vue
dans sa partie encore ouverte en bordure
du cimetière de la route de Rouquayrol.
Alimentés par les fortes pluies de l'automne,
les cadereaux du coin nous ont fait
une petite manif' comme pour nous rappeler
qu'il ne faut pas les ignorer.
Ephémères peut-être, mais toujours là !
mercredi 18 février 2015
La photo du mois
Emblème de Nîmes
au fronton de l'école primaire de Saint-Césaire.
Bien qu'il soit aujourd'hui quartier de la ville,
le village d'origine, qui ne fut jamais commune,
ne revendique pas pour autant de référence à la
romanité citadine : si Nîmes ( Nemausus ) fut
colonisée par les romains ( COLonia NEMausensis ),
colonisée par les romains ( COLonia NEMausensis ),
Saint-Césaire ( Sancto Cesario ) fut quant à lui
colonisé par... les nîmois, quelque 1000 ans plus tard.
C'est peut-être pour ça que la municipalité
qui eut à décider de la construction du groupe scolaire
a voulu matérialiser par ce blason sculpté l'appartenance
du hameau campagnard à la commune de Nîmes.
La première pierre du début des travaux fut posée
fin février 1935.
C'est peut-être pour ça que la municipalité
qui eut à décider de la construction du groupe scolaire
a voulu matérialiser par ce blason sculpté l'appartenance
du hameau campagnard à la commune de Nîmes.
La première pierre du début des travaux fut posée
fin février 1935.
vendredi 16 janvier 2015
La photo ancienne du mois
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