mercredi 7 mars 2012

La photo ancienne du mois


Cliché du choeur roman surranné
tel qu'en témoigne cette carte postale
d'environ 1 siècle :
soumise voici une quarantaine d'années
à un dépouillement plus en rapport
avec ses caractéristiques d'origine,
l'intérieur de l'église aujourd'hui
en pleine rénovation
va offrir à la vue du visiteur,
comme à celle du paroissien,
la belle sobriété de ses lignes
et la mise en valeur de ses sculptures
sur chapiteaux et consoles.


vendredi 2 mars 2012

Petite histoire du mot "griffe"

La place de Saint-Césaire, la place du... griffe, abrite sous ses platanes une fontaine ornementale constituée d'un bassin octogonal  -"en pierre d'espeil"- et d'un appareil d'alimentation d'eau en bronze - type "montier en der".
Précisions pour les plus curieux :  la carrière d'Espeil est située sur le sommet du Grand Luberon, à Buoux dans le Vaucluse (mi-chemin entre Apt et Lourmarin) ; il s'agit d'une roche calcaire demi-dur, de finition sablé.
Montier-en-Der est une commune de Haute-Marne, proche de Saint-Dizier, qui a donné son nom aux produits d'art en bronze sortis de ses ateliers de métallurgie.
Pourquoi donc appelle-t-on cette fontaine un griffe ?...
Le mot a fait son apparition à partir du moyen-âge, et il a été popularisé notamment par la langue d'oc pour désigner alors une fontaine publique. Il faut donc chercher la relation entre les deux - pierre et bronze - dans les domaines de l'architecture et de la sculpture.
Ce sont les croisés qui, au retour d'Egypte au début du XIIe siècle, ramènent à Pise la fameuse statue en bronze du Grifone qui y est exposée : animal fabuleux présent dans la mythologie du monde islamique et du Moyen-Orient, sorte de quadrupède à corps de chien, gueule en bec d'oiseau, et grandes ailes (sens étymologique gryphus - grifone - griffon).

Le grifone de Pise

Les artistes et artisans bâtisseurs de fontaines se sont alors inspirés de cette représentation fantastique d'animal imaginaire, et l'art de faire des griffons par analogie à la célèbre statue s'est répandu dans l'Europe entière. L'installation des bassins-abreuvoirs coiffés de cet ornement rivalisant d'originalité entre les créateurs s'est ensuite développée, au point que chaque village a voulu suivre la mode du griffon monumental édifié sur la place centrale, ou encore du griffon plus modeste placé à l'intersection de rues. L'appellation "fontaine du griffon" est entrée dans le langage courant, puis a été naturellement accourcie dans le parler populaire en "griffon" (on dit aussi grifol, grifou, griffoul, griffout, en certains coins du Languedoc notamment)...  et le terme francisé en "griffe" est donc devenu synonyme de "fontaine publique".

Exemples de griffons fantastiques

grifol de Toulouse

griffein de Vienne

Le style artistique des griffons (en fait partie en bronze ou marbre avec vasques montée sur le bassin d'eau) s'est épuré au fil du temps, les créations d'animaux  fantastiques ont été délaissées pour évoluer vers des figures plus réalistes de têtes de femmes, de fruits, de poissons, etc, ou tout simplement de formes stylisées et volumes cylindriques.
Mais le terme de griffe s'est transmis de génération en génération, notamment rurales, pour désigner l'ensemble de la fontaine - bassin et vasques.


fontaine "montier en der n°8"
Saint-Césaire

Le griffe actuel installé en 1997 sur la place... du griffe, a remplacé l'ancien datant de 1904, beaucoup plus imposant, qui avait donné son nom de griffe... à la place. Érigé au moment de l'arrivée d'eau publique, il fut rasé dans les années 1960 pour laisser plus d'espace de manœuvre au bus de la ville desservant Saint-Césaire.
Depuis 1997, à la demande de l'association du patrimoine et avec le concours de la municipalité d'alors, l'actuel griffe, qui n'a plus de fonction publique, est là pour symboliser la référence vitale à l'eau et matérialiser la source d'origine du village, toujours pérenne à quelques pas en sous-sol de la place.

le griffe de Saint-Césaire
sur son bassin en "pierre d'Espeil"
à proximité de la source Font-Césarine


mardi 7 février 2012

La photo ancienne du mois


Le café de la gare avant la guerre 14/18.
A gauche, passage entre la gare et le café, du chemin de liaison
permettant de joindre la route de Montpellier (ex-N113)
à la route de Sommières (carrefour avenue Georges Dayan).

lundi 6 février 2012

SOS pour un patrimoine artistique ...

L'église de Saint-Césaire est dépositaire depuis des lustres d'une oeuvre picturale plus ou moins ignorée car peu accessible à l'oeil, accrochée au-dessus de la tribune.
A l'occasion des importants travaux de rénovation intérieure qui viennent de débuter, la toile et son lourd cadre ont été déposés, peut-être pour bien longtemps : en effet, une restauration nécessaire du tableau s'impose avant de retrouver dans l'église une place mieux adaptée à sa mise en valeur.
Mais les frais de restauration estimés, qui s'élèvent à 3000 euros, n'ont pu prendre ligne dans le budget général des travaux décidés, sachant que ceux-ci ne sont financés que par la souscription publique ouverte à cet effet par les responsables du conseil de paroisse.


Cette huile sur toile, du fait de ses caractéristiques et de sa symbolique, mériterait pourtant une attention particulière pour ne pas finir aux oubliettes, roulée dans quelque coin sombre.
Il s'agit d'une réalisation assez imposante - 2m60 / 2m10 - datée de 1835, à l'apogée du courant d'expression romantique dont elle est particulièrement représentative, dédiée à l'évêque Césaire. 
Elle est signée par le peintre Jacques Monteil, natif de Saint-Ambroix en 1800, élève de Anne-Louis Girodet, l'un des maitres de la période néoclassique de l'art pictural évoluant vers le romantisme.
A noter que le musée de peinture Albert André de Bagnols-sur-Cèze possède d'autres oeuvres de Jacques Monteil.


L'association du patrimoine, attentive à la sauvegarde publique y compris artistique (ce tableau, partie intégrante de l'édifice, est possession des biens municipaux) espère sensibiliser les institutions de la culture sur le bien-fondé de la restauration de cette oeuvre peinte, de l'intérêt qu'elle représente pour le patrimoine, et se propose d'entreprendre les démarches visant à obtenir l'aide financière recherchée.
Dans le même esprit, est lancée une initiative d'appel au mécénat afin de conduire le projet à son terme.
Toute personne susceptible de fournir des informations se rapportant au peintre Jacques Monteil est priée de contacter l'association par messagerie à l'adresse : patrimoine-stcesaire@hotmail.fr


mardi 10 janvier 2012

La photo ancienne du mois


Porche médiéval, seul témoin encore visible 
ayant franchi le temps sans trop de dommages :
comme de nos jours, il était la porte principale
d'accès au "château", ou "prieuré fortifié", 
abritant à l'intérieur des murs d'enceinte
les premières maisons à l'origine du village.



vendredi 30 décembre 2011

Le Président et le Bureau
de l'Association du Patrimoine
de Saint-Césaire-lès-Nîmes
souhaitent une très belle année 2012
aux adhérents et aux lecteurs de ce site

fleurs  printanières  de  l'azerolier,
petit arbre de garrigue à préserver

mercredi 7 décembre 2011

La photo ancienne du mois

Vieux Saint-Césaire 
il y a un siècle :
maisons  paysannes du quartier de l'église
XVII-XVIIIe