vendredi 1 décembre 2017

Témoignage : ils se souviennent de leur quartier

Ginette Gasquiel, 82 ans,
adhérente à l'association du patrimoine de Saint-Césaire

« Mes grands-parents ont été gérants de la cave coopérative dès sa création, en 1925, puis mon père a pris le relais, innovant avec la création de la vente au détail. J’y ai été secrétaire jusqu’en 1989, Jean Bonfils en était le président. Les vignerons étaient nombreux.
Les vignes, olivettes et mazets qui constituaient le décor du quartier ont commencé à disparaître avec la création de la zone industrielle.
Il en a été de même pour les lieux de promenade comme le chemin des Moutons, vers l’avenue Kennedy d’aujourd’hui.
L’image que je garde du passé reste le rendez-vous annuel du 15 août, avec la fête votive que tout le monde attendait et qui durait huit jours, le café de la Gare et celui du Commerce se partageant l’animation.
Les courses de taureaux avaient lieu sur le champ de Roure, l’actuel parking Gaston-Lessut, des charrettes faisant office de barricades. C’était une autre époque ».  

mercredi 22 novembre 2017

La photo ancienne du mois


Le mas Ste Cécile (vue côté nord)
situé en contrebas de la voie ferrée et de la gare,
au bord du chemin de Cheylon
(que l'on devine à gauche de la photo,
avec oliviers en arrière-plan).
Il était à cette époque (vers 1925)
 entouré de vignes.
 
Plus de vignes aujourd'hui, mais toujours du vin :
c'est l'adresse des Caves 41.
 




Témoignage : ils se souviennent de leur quartier


Camille Siviragol, 80 ans,
adhérente à l'association du patrimoine de Saint-Césaire 

 « Saint-Césaire est ma vie pour y être née, place de la Table de pierre, m’y être mariée avec Jean-Claude que j’ai connu à l’école primaire et y vivre.


Les soirs d’été les gens blaguaient devant chez eux jusqu’à point tandis que nous, les minots, on s’amusait.

J’ai connu les belles distractions de l’époque, désuètes aujourd’hui :
le café du Commerce faisait ‘cinéma’ une fois par semaine et organisait le bal masqué auquel parents et enfants arrivaient déguisés. C’était une véritable ambiance familiale.
La fête votive était attendue comme le messie, comme le ‘balèti’ sur la place ou près de la gare et du passage à niveau.

J’ai ensuite tenu le magasin de primeurs rue de la Vieille-école, il y avait 17 commerces, je connais tout Saint-Césaire.

Pour se rendre à Nîmes, outre la bicyclette, le train était le moyen de transport utilisé avant l’arrivée des bus vers les années 1950. C’était vraiment une belle période ».

lundi 9 octobre 2017

La photo ancienne du mois


Saint-Césaire, gare de bifurcation :
le quai 2 "voyageurs en direction"
de Montpellier, ou Le Vigan, ou Le Grau du Roi.

A noter le timbre postal :
émission de mars 1907, valeur 5 centimes,
à l'effigie de la semeuse, vert de couleur,
destiné à l'envoi de cartes postales.

Celle-ci a dû être expédiée il y a 1 siècle !






 

Le moulin à vent : un moulin à chaux ?...


 
La plongée dans les documents écrits amène parfois celui qui cherche à des hypothèses nécessitant une connaissance plus approfondie du sujet traité.   
 Il en est ainsi du fameux "moulin à vent" sur la colline, dont l’utilisation reste encore une énigme.
 Cette tour fut probablement bâtie au cours du XVIIIe siècle,  si l’on s’en réfère au plus ancien relevé topographique connu sous le nom de Carte de Cassini : la planche n°91 concerne Nîmes et sa région. L’étude poussée à la loupe de la zone qui nous intéresse laisse apparaitre des pictogrammes (symboles de constructions signalées lors de la levée précise des informations sur le terrain, effectuée de 1772 à 1776) :
 le plus net, celui inscrit au droit de « St Cézaire » (écrit en romain droit selon la légende des pictogrammes), correspond à l’identification du lieu en tant que "Paroisse;     les deux autres, moins évidents sur la carte, correspondraient d’après leur position à l’existence d’un moulin sur le haut de la colline, et d’un four à chaux au pied de  celle-ci.  
C’est bien sûr à confirmer, mais cela signifierait que l’une et l’autre de ces constructions seraient antérieures à 1772.
Concernant la tour, elle présente les caractéristiques des moulins ayant fonctionné grâce à l’énergie éolienne : dimensions, situation, positionnement sur une hauteur ; cependant la controverse existe sur le réel service qui fut le sien à l’origine :
moulin à blé ou autres céréales ?... au XVIIIe siècle, le hameau était essentiellement voué à l’agriculture, la vigne principalement qui entourait le petit village ; les cultures céréalières s’étendaient plutôt dans la plaine du Vistre, près des grands domaines : transporter le blé fauché jusqu’à la colline ne devait pas être facile à cette époque, et le charroi bien compliqué.
moulin à huile ?... pourquoi pas, sachant que la colline était elle-même entourée d’olivettes qui couvraient ses abords jusqu’à la garrigue.
Ces deux hypothèses doivent prendre en compte que de nombreux moulins - à farine ou à huile - étaient en pleine activité à Nîmes ; un moulin était-il justifié pour la faible population du hameau ?...
Mais une troisième hypothèse se dessine, en relation directe avec le four à chaux :
des moulins, à vent et même à eau en certains endroits, ont été utilisés pour broyer les pierres de calcaire après calcination afin de les réduire à l’état de chaux, technique plus efficace avec la meule qu’avec la massette.
Cette hypothèse semble d’autant moins farfelue quand on connait la proximité de situation du moulin et du four, et quand on sait qu’à partir des années 1700 plusieurs fermes de taille importante ont agrandi le noyau habité d’origine :
le besoin en chaux était donc important.
On le voit, l’état actuel des recherches reste dans le flou, et l’on peut supposer qu’au fil du temps diverses fonctions se sont succédé jusqu’à l’ultime, en cours de vérification, qui lui aurait coupé les ailes :
au  XIXe siècle la tour du moulin aurait servi de relais télégraphique optique, tout comme la Tour Magne, pour autant elle ne fut pas construite pour ce seul usage occasionnel, mais bien avant.
C’est peut-être de la récente pièce versée au dossier, élément du plus grand intérêt, que viendra la réponse : en effet, la meule ou l’une des meules du moulin est recensée au catalogue des "trésors cachés du vieux St Césaire"  (voir à ce sujet le précédent appel lancé dans l’Echo du Moulin n°90).
Merci à toute lectrice ou tout lecteur de cet article qui pourrait apporter quelque grain à moudre pour contribuer à l’avancée de la recherche :
contacter le président de l’association,

 

mardi 12 septembre 2017

La photo du mois


Ce que nous devons éviter,
pour que les pins d'Alep et autres pins Parasol
de la colline du moulin à vent
 ne meurent l'un après l'autre :
spectacle désolant que ces deux spécimens
grillés de la racine (probablement) à la plus haute pigne.
Photo prise au printemps,
avant que ne s'installe la canicule,
qui n'est donc pas en cause :
si la prise de conscience n'est pas collective
 pour préserver ce précieux espace naturel,
il sera bien trop tard pour se lamenter.
 
 



Feuille d'infos - recto n°34


"Laisser à la nature sa part d'imagination,
est un geste de progrès et de responsabilité
qui s'impose aux hommes"
  
(

 

" Mémoire et Patrimoine "

 
Feuille périodique d’informations
de l’Association du Patrimoine
 de Saint-Césaire
 
But : sauvegarde et restauration du patrimoine public,
recherche historique, préservation de l’environnement naturel,
amélioration du cadre de vie du village de Saint-Césaire-lès-Nîmes
 
 
Association loi 1901, fondée le 2 juillet 1992             N° 34 -  Août 2017   Diffusion gratuite

Un quart de siècle pour le patrimoine
 
Cet été 2017 marque les 25 ans accomplis de la fondation de l’association.
Bel âge !...
Est-il besoin de rappeler les motivations d’origine de la "poignée de pionniers " (deux poignées précisément, pas plus de 10), qui avaient pris l’initiative de mobiliser les saint-césairois pour s’opposer à l’abandon par la municipalité de l’un des haut-lieux du patrimoine public et symbolique du village ? 
 Un quart de siècle plus tard, l’association compte une soixantaine d’adhérents fidèles, et toute une population, … ou presque, de sympathisants  qui suivent de près l’activité.
Il est vrai que depuis les premières décisions des fondateurs se rapportant à la sauvegarde et à la restauration des éléments-phares du patrimoine local – moulin, lavoir, griffe – d’autres propositions de réhabilitation ont suivi et ont pu se réaliser grâce au concours des partenaires concernés, élus et services municipaux : ainsi, l’exploration inédite du puits de résurgence sur la place du griffe ;   la reconstitution du four à chaux primitif ; le pavement d’accès à la draille médiévale ; le sauvetage et la remise en état du tableau de Césaire ; l’ouverture des dossiers toujours en cours du pourtour de l’église, du classement de celle-ci, de la restauration du porche médiéval, du circuit du patrimoine…
Et bien sûr, c’est la priorité de l’année 2017, l’urgente logique de protection de la colline du moulin à vent, joyau naturel à préserver contre toute visée douteuse,  sujet récurrent à l’ordre du jour depuis… 25 ans !
Pour mener à bien la réussite des initiatives à venir, le soutien de tous est indispensable. Le président et le bureau de l’association savent pouvoir compter sur chacun de vous.
 
õ
 
 
 
 
Appel pour la colline
Samedi 30 septembre
 
Á l’occasion de la journée retenue pour marquer
 le 25me anniversaire de l’association, le Bureau
vous propose une réunion conviviale
 sur la colline du "Moulin à vent",
dont voici le programme :
 
   à 12h00, apéritif offert par l’association,
             vers 13h00,  buffet campagnard
                 partagé et offert par les participants,
   dans l’après-midi, visites commentées du site
( moulin, parcours botanique,
four à chaux, particularité géologique )
… et nettoyage citoyen des abords.
 
•••
 
Il est demandé à chacun d’amener pour le buffet en commun
 un plat à sa convenance.
Renseignements auprès du président (0687064225)
Attention :
si mauvais temps annoncé, s’informer la veille.
 
NOTA
Auparavant, les jeudi 28 et vendredi 29,
une sensibilisation pédagogique sera proposée
aux écoliers et lycéens des établissements scolaires.
 
•••
 
 
 
 

dimanche 16 juillet 2017

la photo du mois

 

    Précieuse voûte romane du XIIe siècle, dénichée dans une propriété en cours de rénovation au cœur historique du village.

Inscrite dans la pierre de clé de voûte,         la date de construction  -  1429  -            témoigne de la qualité du bâti de l'époque, dans un parfait état de conservation quelques six siècles plus tard :

un bel exemple de "trésor caché"

du vieux Saint-Césaire.

 



samedi 10 juin 2017

La photo du mois


Particularité géologique du site

de la colline du moulin à vent :

le dépôt argileux de grès rouge,

sortant des entrailles de la roche calcaire,

témoin probable du passage en ce lieu

d'un cours d'eau

il y a ... quelques millions d'années

(cf. étude scientifique

début du 20ème siècle).

Et si la rivière était toujours là,

souterraine et alimentant

le puits public sur la place du griffe ?...

 
 
 

 



A la recherche des trésors cachés


 
Le « vieux Saint-Césaire », dans les entrailles de ses caves en sous-sol,
de ses alcôves, de ses jardins, cache jalousement des trésors d’architecture légués par le temps. S’y intéresser n’est pas divulguer des secrets, certains nous ont été volontairement signalés : ici une voûte, un pilier, là une charpente, une poutre maîtresse, ailleurs un mur de clôture, une margelle de puits, ou encore une grange, une écurie... Laissés à l’abandon ou
restaurés, ils sont partie intégrante du patrimoine bâti, témoins de la ruralité qui fut celle du lieu durant près de dix siècles, et autant de jalons qui contribuent à mieux
 révéler l’histoire du village.

L’ambition du bureau de l’association est de répertorier l’ensemble de ces vestiges ignorés, les photographier pour en conserver la preuve visuelle en archives, mais aussi les faire parler…
Aucune arrière-pensée derrière cette idée : ainsi, l’adresse de propriété de chaque élément recensé tout comme l’identité du propriétaire resteront confidentielles, et les personnes qui voudront bien dévoiler "leur trésor" au président de l’association n’auront à craindre aucune visite de groupe.
Seule initiative qui pourrait être proposée à terme, si la collecte est fructueuse et avec l’autorisation des intéressés : une exposition des documents photographiques.

Cette proposition s’inscrit dans le projet déjà lancé de constituer un fonds d’archives le plus complet possible – documents, photos – dont l’association du patrimoine serait dépositaire.

Merci à celles et ceux qui voudraient bien contribuer à la réalisation de cet objectif commun    de contacter le président de l’association :  
Francis Brun,  + 83 rue de la Plaine à Saint-Césaire,
' 0466 23 94 21

 

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vendredi 19 mai 2017

La photo du mois



 

"ETAT DES GRANDS CHEMINS DES SEVENES"

Dessiné en 1703 sur les lieux 

par le Géographe Ordinaire du Roy :

 "LES MONTAGNES DES SEVENNES

ou se retirent

Les Fanatiques de Languedoc

et LES PLAINES DES ENVIRONS

ou ils font leurs courses

avec LES GRANDS CHEMINS ROYAUX

faicts par lordre du Roy

pour rendre ces Montagnes praticabes"

(Texte reproduit à l'identique)
 
A noter que S. Cesarie est situé au nord de Nismes,
entre le Chemin de Nismes à Ste Ipolites
et le Chemin de Montpellier à Nismes.