lundi 16 juillet 2018

la photo ancienne du mois

 
L'heure de l'absinthe au café de la gare
sous le jujubier.
Remarque: hormis les enfants au premier plan,
il semble bien que l'apéro était à cette époque
"un rendez-vous d'hommes"
(date inconnue, environ 1 siècle).
Si identification d'un grand-père
ou arrière grand-père,
merci de nous le signaler.
 

mercredi 4 juillet 2018

Centenaire du 11 novembre 1918 : un hommage aux "poilus" nîmois et saint-césairois


L’anniversaire de l’armistice qui mit un terme au terrible conflit de 1914 – 1918  revêtira ce prochain 11 novembre un caractère particulier du fait de la célébration des cent ans de fin de guerre.
Dans l’hommage qui sera rendu à l’ensemble des combattants, dont le dernier survivant toutes nations confondues s’est éteint en 2011, le souvenir des soldats  "nés à Nîmes et morts pour la France" 
sera ici spécialement honoré  par la publication d’un livre intitulé 
« Poilus Nîmois, l’accent du sacrifice ».

Ce volumineux ouvrage en préparation, d’environ 800 pages, aboutissement de longues recherches par son auteur Grégory Viguié, historien et généalogiste, proposera notamment les biographies des 1350 nîmois de naissance tombés au combat au cours de cette période tragique, parmi lesquels une vingtaine de jeunes gens de St Césaire.

Contacté par l’auteur, le président de l’association du patrimoine lance un appel à toute personne, descendante de l’un de ces "poilus", qui accepterait de contribuer à ce travail de mémoire par l’apport d’un fait, d’un témoignage, d’une anecdote, d’un document, d’une lettre, d’une photo, ou autre objet transmis aux générations qui se sont depuis succédées : une belle occasion à saisir pour sortir des cartons ces souvenirs tombés dans l’oubli, et ainsi rendre un hommage public au grand jour à un aïeul, grand-père, oncle, … héros de famille !

Si vous êtes éventuellement concerné, merci de bien vouloir en faire part au président de l’association du patrimoine (ci-dessous) : documents et photos seront enregistrés directement par l’auteur sans être empruntés, afin d’illustrer et enrichir chaque biographie.

Le temps presse, le livre sera publié le 11 novembre 2018.

Francis Brun 83 rue de la Plaine Saint-Césaire 30900 Nîmes
 • patrimoine-stcesaire@hotmail.fr  ( 0466 23 94 21

mardi 12 juin 2018

La photo du mois


Une partie des adhérents à l'association du patrimoine
devant la fresque de l'école élémentaire :
le moulin, "phare de Saint-Césaire",
symbolise la volonté des habitants du quartier
de sauvegarder le dernier espace naturel du site,
dit "de la colline du moulin à vent". 
 


dimanche 13 mai 2018

Feuille d'infos - recto - Avril 2018

 
 
" Année européenne du patrimoine culturel, l'art du partage " 
(Thème des Journées du Patrimoine - Edition de Sept. 2018) 
 
 

 

" Mémoire et Patrimoine "

 
Feuille périodique d’informations
 
de l’Association du Patrimoine de Saint-Césaire
 
But : sauvegarde et restauration du patrimoine public,
recherche historique, préservation de l’environnement naturel,
amélioration du cadre de vie
du village de Saint-Césaire-lès-Nîmes
 

 
  Association loi 1901, fondée le 2 juillet 1992   
N° 36 -  Avril 2018     Diffusion gratuite 


Saint-Césaire label U …
 
Dans l’attente de plus amples informations sollicitées auprès des élus concernés par la réalisation de la nouvelle cité universitaire sur la colline du moulin à vent,nous avons appris par une info publiée dans l’hebdomadaire Gazette de Nîmes que « le terrain avait été cédé par la ville au Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires (le CROUS) pour 1 Euro symbolique ».
Á la lecture du procès-verbal sommaire de la séance du conseil municipal tenu le samedi 7 avril,apparait effectivement - à la délibération n° 044 qui a été votée à l’unanimité -  « la cession d’une emprise d’environ 5600 m2,issue des parcelles cadastrées KN 381,524,451,au profit du CROUS ».
Il s’agit bien du terrain convoité afin dy construire un ensemble de 300 chambres pour étudiants,qui viendra donc s’inscrire dans l’espace naturel jusqu’ici préservé entre la Maison des Compagnons et lInstitut Universitaire de Technologie ;cet espace concerne, rappelons-le, la partie située au versant Est de la colline du moulin à vent.
Ainsi,de lIUT au CHU, en passant par le Resto U et la Fac U de Médecine, cette nouvelle réalisation dite Cité U va sintégrer dans une zone de concentration denseignes universitaires : un label pour le quartier, en quelque sorte, avec le sigle U comme ZUT !
 
Assemblée générale

La nouvelle date a été fixée au mercredi 30 mai.
 
Suite à l’incendie qui a ravagé la salle municipale de la rue de Masquard,
l’assemblée se déroulera dans un autre lieu qui sera communiqué
dès réception de l’autorisation municipale :
les adhérents en seront informés par convocation individuelle.
 
 
Conférence annulée
 
La présentation par Jean-Marie Roseinstein de son étude sur le patrimoine apicole
 
Abeilles et miel dans le Gard – prévue ce mois d’avril a dû être annulée :
 
cause impossibilité d’occuper la salle De Masquard.
 
 
 
 
 



 
 
Zoom    sur  un  autre  Saint-Césaire


 

 
A l'approche de la saison estivale, notre balade "saint-césairoise"
à la recherche de lieux-dits, églises, chapelles, etc… nous emmène au nord de l’Ile de Beauté, en Haute-Corse précisément.

Il faut s’éloigner un peu de la côte Est, emprunter la route qui monte vers la région du Nebbio, et pénétrer dans la Corse profonde des maquis pour atteindre le village de Rapale, perché à 350 m d’altitude et situé à seulement 25-30 km de Bastia.
 

Sur les hauteurs du village, après 15 minutes de marche environ, on accède à l’église San Cesario :
il s’agit d’une chapelle datée du début 13ème siècle, construite avec « des dalles de schiste vert foncé, alternant de façon aléatoire avec des blocs de calcaire gris blanc, qui lui donnent un subtil jeu de polychromie » que l’on retrouve sur les claveaux des arcs coiffant la porte de façade et les fenêtres latérales ; l’architecture intérieure (nef, abside avec voûte en cul de four, arc triomphal, modillons sous arcatures moulurés, corniche et motifs sculptés …) témoigne, bien que particulièrement dégradée, d’une construction de fin d’époque romane.

Inscrite aux Monuments Historiques par Prosper Mérimée en 1840, classée ensuite en 1875, encore bien conservée en 1920, elle a depuis subi l’outrage du temps, en partie pillée et laissée à l’abandon.
Des travaux de sauvegarde, à partir du matériau d’origine qui fait son originalité, seraient envisagés.

Une petite visite s’impose (la balade doit être très agréable) si vos vacances vous amènent dans le coin.
 

 
Adhésion 2018
La cotisation annuelle est maintenue à 10 euros,
la carte d’adhérent sera envoyée contre paiement
 à l’une des adresses ci-après :
M. Jacky Deshays (trésorier)
277 rue de Fontample, Saint-Césaire 30900 Nîmes
M. Francis Brun (président)
83 rue de la Plaine,  Saint-Césaire  30900 Nîmes

 

vendredi 20 avril 2018

La photo ancienne du mois

 

Entrée principale du domaine de la famille Lombard-De Masquard

avec vue sur la bâtisse dans les années 1920.

Ce n'est plus à cette époque

le Château de la Cascade,

mais la maison elle-même, les piliers

et son portail affichant 1763

ont été préservés jusqu'à nos jours.

Beau témoignage des maisons de campagnes

construites par la bourgeoisie nîmoise

 à Saint-Césaire au 18ème siècle.

 
 

Trombinoscope saint-césairois


De Masquard,
illustre famille saint-césairoise au 19ème siècle

 
L’arbre généalogique de cette famille fait apparaitre que la branche des Masquard établis à Nîmes trouve ses origines dans le Lot-et-Garonne, à Penne-d’Agenais, cité médiévale au nord-est d’Agen.  Au 17ème siècle, les Masquard, vivant de propriétés terriennes, sont qualifiés de bourgeois.
Anoblie au 18ème siècle avec le patronyme complémentaire de Laval, l’état-civil de la famille, qui compte nombre de militaires, devient alors "de Masquard de Laval", nom que les descendants perpétueront jusqu’en début de 20ème siècle.

C’est par mariage en 1817 que l’un de ses descendants - Pierre, Lieutenant de Dragons en garnison à Nîmes - va fonder la lignée nîmoise : son épouse - Adélaïde Lombard, issue d’une vieille famille nîmoise ayant fait fortune dans le négoce - apporte à leur union « la maison de Saint-Césaire » (avec vignes, olivettes, terres de labour) ; c’est le début de 123 ans de présence au village de la famille De Masquard qui réside principalement à Nîmes, et s’installe une partie de l’année, « aux beaux jours », à la maison de campagne du petit hameau saint-césairois.

Le 9 août 1819 est jour de naissance de l’unique enfant du couple, Louis Emmanuel Eugène Camille : c’est lui qui va assoir la notoriété de la famille de Masquard.
Après études au lycée de Nîmes, il se marie en 1846 avec une alésienne, fille d’un filateur de soie.
Associé à son beau-père, le jeune homme, qui se passionne déjà pour l’agriculture et exploite la propriété de Saint-Césaire, va s’impliquer dans l’élevage des vers et l’industrie de la soie.
Mais à partir de 1849 le développement d’une épizootie meurtrière va décimer la production de vers et mettre à mal la filature : chargé de missions d’études en Italie, pays épargné, Eugène de Masquard va proposer des solutions parallèlement aux recherches d’un certain Louis Pasteur ; les polémiques vont opposer les deux hommes jusqu’au plus haut niveau de l’état, et pendant près de dix ans la publication de mémoires et brochures va alimenter le sujet sans que soit trouvé le remède efficace.
Dés lors, Louis Eugène de Masquard va se consacrer à sa propriété agricole de Saint-Césaire où il s’installe quasi définitivement : la production viticole du domaine, plusieurs fois primée, sera commercialisée sous le nom de Château de la Cascade, inspiré des appellations "à la bordelaise".
Personnage passionné, fortement attaché aux méthodes traditionnelles de l’agriculture, écologiste avant l’heure, interpellé par les questions sociales des travailleurs de la terre, considéré comme de gauche pour ses prises de positions syndicales et politiques, fervent protestant de religion, polémiste, pamphlétaire, original et spirituel à l’esprit vif, Louis Eugène de Masquard était tout ça : sa boulimie d’écriture pour faire connaitre ses convictions, ses idées, ses opinions sur la société, et la publication de nombreux livres et articles de presse, lui coûta une bonne partie de sa fortune.
Son CV est impressionnant : membre de l’Académie de Nîmes, de divers instituts professionnels, d’associations d’études scientifiques et sociales, de sociétés, comices et syndicats agricoles, … il fut en outre collaborateur apprécié de nombreux journaux.

Louis Eugène de Masquard s’est éteint à Saint-Césaire le 19 novembre 1906, il a été inhumé dans le terrain qu’il avait offert à la commune pour y construire le cimetière protestant ; le partage du domaine entre ses héritières mit un terme au vignoble du Château de la Cascade, puis en 1919 la maison et le parc de Saint-Césaire furent transmis par héritage à son petit-fils, lequel, établi à Agen, en fit une résidence secondaire qu’il occupait d’octobre à mars.
Il la vendit en 1940.

L’association du patrimoine remercie Monsieur Guy de Masquard, vénérable descendant de la dynastie, pour sa précieuse collaboration à l’écriture de cet article.

En accord avec l’actuel propriétaire, l’association fera apposer à l’ancienne entrée principale du Château de la Cascade une plaque signalétique du "circuit du patrimoine historique saint-césairois".

 

samedi 17 mars 2018

Communiqué du Bureau

ASSOCIATION  DU  PATRIMOINE  DE  SAINT – CÉSAIRE

 
Le 12 mars 2018
 
Information aux adhérents  et  sympathisants

 

Dans la nuit de dimanche 11 à lundi 12 de ce mois de mars,  un incendie a ravagé la salle municipale de la rue De Masquard à Saint-Césaire :

elle devient donc inutilisable et l’assemblée générale de l’association fixée au mercredi 28 mars ne pourra s’y tenir.

Dans l’immédiat, aucune solution de secours ne pouvant être proposée, la réunion en assemblée générale doit donc être reportée à une date ultérieure.

vendredi 16 mars 2018

La photo ancienne du mois


 
Le mas Ste Cécile (vue côté nord-est)
situé en contrebas de la voie ferrée
et de la gare de Saint-Césaire,
au bord du chemin de Cheylon
(que l'on devine à gauche sur la photo,
avec oliviers en arrière-plan).
Ce mas viticole était à l'époque de cette photo (vers 1925)
entouré d'une partie de son vignoble.
Plus de vignes aujourd'hui mais toujours du vin :
c'est l'adresse des Caves 41.