samedi 6 janvier 2018

Feuille infos - recto n°35


 
 « Le  patrimoine constitue une source d’identité et de cohésion… »
 
( déclaration UNESCO )
 
(

 

" Mémoire et Patrimoine "

 
Feuille périodique d’informations
de l’Association du Patrimoine
 de Saint-Césaire
 
But : sauvegarde et restauration du patrimoine public,
recherche historique, préservation de l’environnement naturel,
amélioration du cadre de vie
du village de Saint-Césaire-lès-Nîmes
 

 
   Association loi 1901, fondée le 2 juillet 1992   
 N° 35    Décembre 2017 - Janvier 2018       


 
O U I, nous l’aimons notre petite colline !
 
Ce fut le leitmotiv du rassemblement organisé
sur la "colline du moulin à vent" le 30 septembre, pour  marquer l’anniversaire des 25 ans de la fondation de l’association du patrimoine.
Celles et ceux qui avaient été séduits par cette initiative ont apprécié l’invitation à se réunir sur le site même, au pied du moulin, au cœur du précieux bosquet de pins, « … lieu symbolique certes mais image forte aussi pour les habitants du village-quartier et pour les riverains qui éprouvent envers cet "unique joyau patrimonial" des sentiments profonds, qui aiment cette petite colline… ».
 Dans le numéro 33 de cette feuille, paru en avril 2017, le point a été fait sur la volonté de sauvegarde de cet espace naturel, sur l’attachement des saint-césairois : nous vous invitons à y relire leurs bonnes raisons.
Sur les inquiétudes à son sujet aussi, qui se précisent : dans un article du quotidien Midi Libre publié le 29/11 l’annonce, par le directeur général du Crous* régional, « de la fermeture de la cité Matisse dans le quartier Pissevin et de la construction de trois nouvelles résidences universitaires » ne fait plus aucun doute. La colline de Saint-Césaire est en effet concernée :
« Le Crous envisage d’y construire une résidence de 300 logements, "pour recréer un pôle étudiant" pouvant répondre à la demande des étudiants de la faculté de médecine mais aussi de l’IUT de Nîmes ».
Bien sûr, l’existence d’un terrain public disponible sur le versant Est, entre Maison des Compagnons et Lycées est une aubaine, bien sûr l’existence sur les lieux d’un Resto U est un bel atout, mais pour quelles nuisances en filigrane ?... pour quels dommages collatéraux ?...
Et pour quelles contreparties en faveur de la sauvegarde et de la préservation du site, de la protection de sa flore et sa faune, de ses vestiges, de sa quiétude ambiante ?...
Des raisons d’être perplexes, et alarmés aussi, les saint-césairois avec les riverains en ont quant au choix qui vient d’être annoncé pour les besoins du Crous (*le Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires).
L’association sera attentive à l’avancement du dossier.
 
Font-Césarine nest pas tarie
 
La question pouvait logiquement se poser :
quel impact de ces longs mois de sècheresse sur l’alimentation en eau du puits communal ?...
La réponse peut être donnée après ouverture mi-décembre du "couvercle" de regard : même si le niveau est assez bas – env. 3m50 au-dessus du dépôt de vase – le constat est fait de l’activité pérenne de la source souterraine.
Mais le mystère de son parcours demeure.
 
 
"Appel pour UNESCO"
 
 
C’est en juillet 2018 que sera connue la décision, attendue favorable, d’inscription de la ville au Patrimoine mondial de l’Humanité sous l’intitulé
« Nîmes, l’Antiquité au présent ».
Pour soutenir la candidature nîmoise portée par la France auprès de l’Unesco, la liste ouverte aux soutiens - auxquels s’est jointe l’association -  affiche aujourd’hui près de 50 000 au compteur : nous vous invitons, si ce n’est déjà fait, à signer  personnellement cette liste en cliquant sur le lien
 
 
Assemblée générale
 
Elle est prévue pour le mercredi 28 mars, suivant confirmation de disponibilité de la salle municipale : les adhérents seront informés en temps voulu par convocation individuelle, et les sympathisants le seront par voie d’affichage.
 





 

La photo du mois

Reproduction tableau GH. Robert :
"colline du moulin à vent - septembre 1951"
 

ë      Vœux  2018
Le président  et  les  membres du bureau
 souhaitent  aux  adhérents,
 sympathisants,  et  lecteurs de ce blog d'infos,
 une heureuse et généreuse année ! 
 
  



samedi 16 décembre 2017

Témoignage : ils se souviennent de leur quartier


Francis Brun, septuagénaire,
président de l'association du patrimoine

 « Je vis ici depuis toujours avec mon épouse Josette connue à l’école primaire.

 Mon enfance a été marquée par l’atmosphère de convivialité et de solidarité qui régnait, l’échange se faisant dans la rue ou les commerces, très nombreux.

On vivait au rythme de la campagne. Il y avait beaucoup de vignerons et l’époque des vendanges était très animée.

La gare SNCF était un centre d’activités très important notamment pour les marchandises, avec son centre de réception de citernes de vin et les bestiaux.

Les vaches et bœufs y étaient débarqués avant de rejoindre les abattoirs situés près du Jean-Jaurès. Les bouviers les encadraient, à pied, sur le chemin longeant la voie ferrée. C’était pour nous, gamins, comme une abrivado et quand une bête s’échappait c’était le grand spectacle.

Nous nous sommes sentis privilégiés avant de devenir victimes de l’évolution sociétale et l’expansion urbaine. On a été étouffés, c’est un grand regret. »

 

La photo du mois


vendredi 1 décembre 2017

Témoignage : ils se souviennent de leur quartier

Ginette Coumert Gasquiel, 82 ans,
adhérente à l'association du patrimoine de Saint-Césaire

« Mes grands-parents ont été gérants de la cave coopérative dès sa création, en 1925, puis mon père a pris le relais, innovant avec la création de la vente au détail. J’y ai été secrétaire jusqu’en 1989, Jean Bonfils en était le président. Les vignerons étaient nombreux.
Les vignes, olivettes et mazets qui constituaient le décor du quartier ont commencé à disparaître avec la création de la zone industrielle.
Il en a été de même pour les lieux de promenade comme le chemin des Moutons, vers l’avenue Kennedy d’aujourd’hui.
L’image que je garde du passé reste le rendez-vous annuel du 15 août, avec la fête votive que tout le monde attendait et qui durait huit jours, le café de la Gare et celui du Commerce se partageant l’animation.
Les courses de taureaux avaient lieu sur le champ de Roure, l’actuel parking Gaston-Lessut, des charrettes faisant office de barricades. C’était une autre époque ».  

mercredi 22 novembre 2017

La photo ancienne du mois


Cave coopérative :

deux figures saint-césairoises de l'époque

- Fernand Coumert et François Bouquet -

en pleine préparation de cuve

avant la récolte de l'été 1960

 

Témoignage : ils se souviennent de leur quartier


Camille Bouquet Siviragol, 80 ans,
adhérente à l'association du patrimoine de Saint-Césaire 

 « Saint-Césaire est ma vie pour y être née, place de la Table de pierre, m’y être mariée avec Jean-Claude que j’ai connu à l’école primaire et y vivre.


Les soirs d’été les gens blaguaient devant chez eux jusqu’à point tandis que nous, les minots, on s’amusait.

J’ai connu les belles distractions de l’époque, désuètes aujourd’hui :
le café du Commerce faisait ‘cinéma’ une fois par semaine et organisait le bal masqué auquel parents et enfants arrivaient déguisés. C’était une véritable ambiance familiale.
La fête votive était attendue comme le messie, comme le ‘balèti’ sur la place ou près de la gare et du passage à niveau.

J’ai ensuite tenu le magasin de primeurs rue de la Vieille-école, il y avait 17 commerces, je connais tout Saint-Césaire.

Pour se rendre à Nîmes, outre la bicyclette, le train était le moyen de transport utilisé avant l’arrivée des bus vers les années 1950. C’était vraiment une belle période ».

lundi 9 octobre 2017

La photo ancienne du mois


Saint-Césaire, gare de bifurcation :
le quai 2 "voyageurs en direction"
de Montpellier, ou Le Vigan, ou Le Grau du Roi.

A noter le timbre postal :
émission de mars 1907, valeur 5 centimes,
à l'effigie de la semeuse, vert de couleur,
destiné à l'envoi de cartes postales.

Celle-ci a dû être expédiée il y a 1 siècle !
 

Le moulin à vent : un moulin à chaux ?...


 
La plongée dans les documents écrits amène parfois celui qui cherche à des hypothèses nécessitant une connaissance plus approfondie du sujet traité.   
 Il en est ainsi du fameux "moulin à vent" sur la colline, dont l’utilisation reste encore une énigme.
 Cette tour fut probablement bâtie au cours du XVIIIe siècle,  si l’on s’en réfère au plus ancien relevé topographique connu sous le nom de Carte de Cassini : la planche n°91 concerne Nîmes et sa région. L’étude poussée à la loupe de la zone qui nous intéresse laisse apparaitre des pictogrammes (symboles de constructions signalées lors de la levée précise des informations sur le terrain, effectuée de 1772 à 1776) :
 le plus net, celui inscrit au droit de « St Cézaire » (écrit en romain droit selon la légende des pictogrammes), correspond à l’identification du lieu en tant que "Paroisse;     les deux autres, moins évidents sur la carte, correspondraient d’après leur position à l’existence d’un moulin sur le haut de la colline, et d’un four à chaux au pied de  celle-ci.  
C’est bien sûr à confirmer, mais cela signifierait que l’une et l’autre de ces constructions seraient antérieures à 1772.
Concernant la tour, elle présente les caractéristiques des moulins ayant fonctionné grâce à l’énergie éolienne : dimensions, situation, positionnement sur une hauteur ; cependant la controverse existe sur le réel service qui fut le sien à l’origine :
moulin à blé ou autres céréales ?... au XVIIIe siècle, le hameau était essentiellement voué à l’agriculture, la vigne principalement qui entourait le petit village ; les cultures céréalières s’étendaient plutôt dans la plaine du Vistre, près des grands domaines : transporter le blé fauché jusqu’à la colline ne devait pas être facile à cette époque, et le charroi bien compliqué.
moulin à huile ?... pourquoi pas, sachant que la colline était elle-même entourée d’olivettes qui couvraient ses abords jusqu’à la garrigue.
Ces deux hypothèses doivent prendre en compte que de nombreux moulins - à farine ou à huile - étaient en pleine activité à Nîmes ; un moulin était-il justifié pour la faible population du hameau ?...
Mais une troisième hypothèse se dessine, en relation directe avec le four à chaux :
des moulins, à vent et même à eau en certains endroits, ont été utilisés pour broyer les pierres de calcaire après calcination afin de les réduire à l’état de chaux, technique plus efficace avec la meule qu’avec la massette.
Cette hypothèse semble d’autant moins farfelue quand on connait la proximité de situation du moulin et du four, et quand on sait qu’à partir des années 1700 plusieurs fermes de taille importante ont agrandi le noyau habité d’origine :
le besoin en chaux était donc important.
On le voit, l’état actuel des recherches reste dans le flou, et l’on peut supposer qu’au fil du temps diverses fonctions se sont succédé jusqu’à l’ultime, en cours de vérification, qui lui aurait coupé les ailes :
au  XIXe siècle la tour du moulin aurait servi de relais télégraphique optique, tout comme la Tour Magne, pour autant elle ne fut pas construite pour ce seul usage occasionnel, mais bien avant.
C’est peut-être de la récente pièce versée au dossier, élément du plus grand intérêt, que viendra la réponse : en effet, la meule ou l’une des meules du moulin est recensée au catalogue des "trésors cachés du vieux St Césaire"  (voir à ce sujet le précédent appel lancé dans l’Echo du Moulin n°90).
Merci à toute lectrice ou tout lecteur de cet article qui pourrait apporter quelque grain à moudre pour contribuer à l’avancée de la recherche :
contacter le président de l’association,

 

mardi 12 septembre 2017

La photo du mois


Ce que nous devons éviter,
pour que les pins d'Alep et autres pins Parasol
de la colline du moulin à vent
 ne meurent l'un après l'autre :
spectacle désolant que ces deux spécimens
grillés de la racine (probablement) à la plus haute pigne.
Photo prise au printemps,
avant que ne s'installe la canicule,
qui n'est donc pas en cause :
si la prise de conscience n'est pas collective
 pour préserver ce précieux espace naturel,
il sera bien trop tard pour se lamenter.
 
 



Feuille d'infos - recto n°34


"Laisser à la nature sa part d'imagination,
est un geste de progrès et de responsabilité
qui s'impose aux hommes"
  
(

 

" Mémoire et Patrimoine "

 
Feuille périodique d’informations
de l’Association du Patrimoine
 de Saint-Césaire
 
But : sauvegarde et restauration du patrimoine public,
recherche historique, préservation de l’environnement naturel,
amélioration du cadre de vie du village de Saint-Césaire-lès-Nîmes
 
 
Association loi 1901, fondée le 2 juillet 1992             N° 34 -  Août 2017   Diffusion gratuite

Un quart de siècle pour le patrimoine
 
Cet été 2017 marque les 25 ans accomplis de la fondation de l’association.
Bel âge !...
Est-il besoin de rappeler les motivations d’origine de la "poignée de pionniers " (deux poignées précisément, pas plus de 10), qui avaient pris l’initiative de mobiliser les saint-césairois pour s’opposer à l’abandon par la municipalité de l’un des haut-lieux du patrimoine public et symbolique du village ? 
 Un quart de siècle plus tard, l’association compte une soixantaine d’adhérents fidèles, et toute une population, … ou presque, de sympathisants  qui suivent de près l’activité.
Il est vrai que depuis les premières décisions des fondateurs se rapportant à la sauvegarde et à la restauration des éléments-phares du patrimoine local – moulin, lavoir, griffe – d’autres propositions de réhabilitation ont suivi et ont pu se réaliser grâce au concours des partenaires concernés, élus et services municipaux : ainsi, l’exploration inédite du puits de résurgence sur la place du griffe ;   la reconstitution du four à chaux primitif ; le pavement d’accès à la draille médiévale ; le sauvetage et la remise en état du tableau de Césaire ; l’ouverture des dossiers toujours en cours du pourtour de l’église, du classement de celle-ci, de la restauration du porche médiéval, du circuit du patrimoine…
Et bien sûr, c’est la priorité de l’année 2017, l’urgente logique de protection de la colline du moulin à vent, joyau naturel à préserver contre toute visée douteuse,  sujet récurrent à l’ordre du jour depuis… 25 ans !
Pour mener à bien la réussite des initiatives à venir, le soutien de tous est indispensable. Le président et le bureau de l’association savent pouvoir compter sur chacun de vous.
 
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Appel pour la colline
Samedi 30 septembre
 
Á l’occasion de la journée retenue pour marquer
 le 25me anniversaire de l’association, le Bureau
vous propose une réunion conviviale
 sur la colline du "Moulin à vent",
dont voici le programme :
 
   à 12h00, apéritif offert par l’association,
             vers 13h00,  buffet campagnard
                 partagé et offert par les participants,
   dans l’après-midi, visites commentées du site
( moulin, parcours botanique,
four à chaux, particularité géologique )
… et nettoyage citoyen des abords.
 
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Il est demandé à chacun d’amener pour le buffet en commun
 un plat à sa convenance.
Renseignements auprès du président (0687064225)
Attention :
si mauvais temps annoncé, s’informer la veille.
 
NOTA
Auparavant, les jeudi 28 et vendredi 29,
une sensibilisation pédagogique sera proposée
aux écoliers et lycéens des établissements scolaires.
 
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dimanche 16 juillet 2017

la photo du mois

 

    Précieuse voûte romane du XIIe siècle, dénichée dans une propriété en cours de rénovation au cœur historique du village.

Inscrite dans la pierre de clé de voûte,         la date de construction  -  1429  -            témoigne de la qualité du bâti de l'époque, dans un parfait état de conservation quelques six siècles plus tard :

un bel exemple de "trésor caché"

du vieux Saint-Césaire.