jeudi 7 juin 2012

La photo ancienne du mois


Cliché pris du sud-ouest
pour carte postale de 1925 :
on peut constater le regroupement des maisons
autour de l'église et du temple.
Sur la gauche, apparait bien la falaise blanche de calcaire,
avec à ses pieds le petit four à chaux artisanal,
et plus bas dans l'axe le bâtiment du lavoir public.
On voit que la campagne environnante
arrivait aux portes même du village.

lundi 7 mai 2012

Bel exemple de restauration de capitelle

- photo de couverture du livre 

de Maurice Roustan -

"Garrigue, Pierre Sèche, Capitelles de Nîmes"



mercredi 28 mars 2012

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

L'association tiendra son assemblée générale le 
mercredi 4 avril à partir de 18h30, 
dans la salle municipale de la rue de Mascard 
à Saint-Césaire.
A l'ordre du jour :
- bilans de l'association, dossiers en cours, projets,
- renouvellement du bureau et questions diverses.
L'assemblée est ouverte à tous les habitants du village qui souhaitent manifester leur intérêt pour la préservation du petit patrimoine de proximité et pour la protection de l'environnement.
En particulier, les nouveaux résidents pourront être informés  des réalisations d’ores et déjà abouties et des objectifs envisagés. 
Le bureau de l'association compte sur le soutien d'un grand nombre de participants pour mener à bien les initiatives en cours, et poursuivre son action en faveur de la mémoire collective. 

mercredi 7 mars 2012

La photo ancienne du mois


Cliché du choeur roman surranné
tel qu'en témoigne cette carte postale
d'environ 1 siècle :
soumise voici une quarantaine d'années
à un dépouillement plus en rapport
avec ses caractéristiques d'origine,
l'intérieur de l'église aujourd'hui
en pleine rénovation
va offrir à la vue du visiteur,
comme à celle du paroissien,
la belle sobriété de ses lignes
et la mise en valeur de ses sculptures
sur chapiteaux et consoles.


vendredi 2 mars 2012

Petite histoire du mot "griffe"

La place de Saint-Césaire, la place du... griffe, abrite sous ses platanes une fontaine ornementale constituée d'un bassin octogonal  -"en pierre d'espeil"- et d'un appareil d'alimentation d'eau en bronze - type "montier en der".
Précisions pour les plus curieux :  la carrière d'Espeil est située sur le sommet du Grand Luberon, à Buoux dans le Vaucluse (mi-chemin entre Apt et Lourmarin) ; il s'agit d'une roche calcaire demi-dur, de finition sablé.
Montier-en-Der est une commune de Haute-Marne, proche de Saint-Dizier, qui a donné son nom aux produits d'art en bronze sortis de ses ateliers de métallurgie.
Pourquoi donc appelle-t-on cette fontaine un griffe ?...
Le mot a fait son apparition à partir du moyen-âge, et il a été popularisé notamment par la langue d'oc pour désigner alors une fontaine publique. Il faut donc chercher la relation entre les deux - pierre et bronze - dans les domaines de l'architecture et de la sculpture.
Ce sont les croisés qui, au retour d'Egypte au début du XIIe siècle, ramènent à Pise la fameuse statue en bronze du Grifone qui y est exposée : animal fabuleux présent dans la mythologie du monde islamique et du Moyen-Orient, sorte de quadrupède à corps de chien, gueule en bec d'oiseau, et grandes ailes (sens étymologique gryphus - grifone - griffon).

Le grifone de Pise

Les artistes et artisans bâtisseurs de fontaines se sont alors inspirés de cette représentation fantastique d'animal imaginaire, et l'art de faire des griffons par analogie à la célèbre statue s'est répandu dans l'Europe entière. L'installation des bassins-abreuvoirs coiffés de cet ornement rivalisant d'originalité entre les créateurs s'est ensuite développée, au point que chaque village a voulu suivre la mode du griffon monumental édifié sur la place centrale, ou encore du griffon plus modeste placé à l'intersection de rues. L'appellation "fontaine du griffon" est entrée dans le langage courant, puis a été naturellement accourcie dans le parler populaire en "griffon" (on dit aussi grifol, grifou, griffoul, griffout, en certains coins du Languedoc notamment)...  et le terme francisé en "griffe" est donc devenu synonyme de "fontaine publique".

Exemples de griffons fantastiques

grifol de Toulouse

griffein de Vienne

Le style artistique des griffons (en fait partie en bronze ou marbre avec vasques montée sur le bassin d'eau) s'est épuré au fil du temps, les créations d'animaux  fantastiques ont été délaissées pour évoluer vers des figures plus réalistes de têtes de femmes, de fruits, de poissons, etc, ou tout simplement de formes stylisées et volumes cylindriques.
Mais le terme de griffe s'est transmis de génération en génération, notamment rurales, pour désigner l'ensemble de la fontaine - bassin et vasques.


fontaine "montier en der n°8"
Saint-Césaire

Le griffe actuel installé en 1997 sur la place... du griffe, a remplacé l'ancien datant de 1904, beaucoup plus imposant, qui avait donné son nom de griffe... à la place. Érigé au moment de l'arrivée d'eau publique, il fut rasé dans les années 1960 pour laisser plus d'espace de manœuvre au bus de la ville desservant Saint-Césaire.
Depuis 1997, à la demande de l'association du patrimoine et avec le concours de la municipalité d'alors, l'actuel griffe, qui n'a plus de fonction publique, est là pour symboliser la référence vitale à l'eau et matérialiser la source d'origine du village, toujours pérenne à quelques pas en sous-sol de la place.

le griffe de Saint-Césaire
sur son bassin en "pierre d'Espeil"
à proximité de la source Font-Césarine


mardi 7 février 2012

La photo ancienne du mois


Le café de la gare avant la guerre 14/18.
A gauche, passage entre la gare et le café, du chemin de liaison
permettant de joindre la route de Montpellier (ex-N113)
à la route de Sommières (carrefour avenue Georges Dayan).

lundi 6 février 2012

SOS pour un patrimoine artistique ...

L'église de Saint-Césaire est dépositaire depuis des lustres d'une oeuvre picturale plus ou moins ignorée car peu accessible à l'oeil, accrochée au-dessus de la tribune.
A l'occasion des importants travaux de rénovation intérieure qui viennent de débuter, la toile et son lourd cadre ont été déposés, peut-être pour bien longtemps : en effet, une restauration nécessaire du tableau s'impose avant de retrouver dans l'église une place mieux adaptée à sa mise en valeur.
Mais les frais de restauration estimés, qui s'élèvent à 3000 euros, n'ont pu prendre ligne dans le budget général des travaux décidés, sachant que ceux-ci ne sont financés que par la souscription publique ouverte à cet effet par les responsables du conseil de paroisse.


Cette huile sur toile, du fait de ses caractéristiques et de sa symbolique, mériterait pourtant une attention particulière pour ne pas finir aux oubliettes, roulée dans quelque coin sombre.
Il s'agit d'une réalisation assez imposante - 2m60 / 2m10 - datée de 1835, à l'apogée du courant d'expression romantique dont elle est particulièrement représentative, dédiée à l'évêque Césaire. 
Elle est signée par le peintre Jacques Monteil, natif de Saint-Ambroix en 1800, élève de Anne-Louis Girodet, l'un des maitres de la période néoclassique de l'art pictural évoluant vers le romantisme.
A noter que le musée de peinture Albert André de Bagnols-sur-Cèze possède d'autres oeuvres de Jacques Monteil.


L'association du patrimoine, attentive à la sauvegarde publique y compris artistique (ce tableau, partie intégrante de l'édifice, est possession des biens municipaux) espère sensibiliser les institutions de la culture sur le bien-fondé de la restauration de cette oeuvre peinte, de l'intérêt qu'elle représente pour le patrimoine, et se propose d'entreprendre les démarches visant à obtenir l'aide financière recherchée.
Dans le même esprit, est lancée une initiative d'appel au mécénat afin de conduire le projet à son terme.
Toute personne susceptible de fournir des informations se rapportant au peintre Jacques Monteil est priée de contacter l'association par messagerie à l'adresse : patrimoine-stcesaire@hotmail.fr


mardi 10 janvier 2012

La photo ancienne du mois


Porche médiéval, seul témoin encore visible 
ayant franchi le temps sans trop de dommages :
comme de nos jours, il était la porte principale
d'accès au "château", ou "prieuré fortifié", 
abritant à l'intérieur des murs d'enceinte
les premières maisons à l'origine du village.



vendredi 30 décembre 2011

Le Président et le Bureau
de l'Association du Patrimoine
de Saint-Césaire-lès-Nîmes
souhaitent une très belle année 2012
aux adhérents et aux lecteurs de ce site

fleurs  printanières  de  l'azerolier,
petit arbre de garrigue à préserver

mercredi 7 décembre 2011

La photo ancienne du mois

Vieux Saint-Césaire 
il y a un siècle :
maisons  paysannes du quartier de l'église
XVII-XVIIIe





lundi 7 novembre 2011

La photo ancienne du mois

Les ruines de la vieille tour du "moulin à vent"
dans les années 1970 menacées d'écroulement.
La construction a été restaurée en 1979
par les "compagnons du devoir"
et une reprise de la toiture pour réparation
a été effectuée en mai 1996 par des volontaires,
adhérents et sympathisants de l'association. 

jeudi 3 novembre 2011

L'association du patrimoine au four et au moulin...

Au four d’abord, et en l’occurrence au "four à chaux",
puisqu’il s’agit du dossier prioritaire de cette année 2011 pour lequel une convention signée avec la Mairie fixe le terme au 31 décembre : après le début du chantier ouvert en juin, après l’interruption estivale, les travaux de restauration des vestiges du petit four artisanal ont pu être réalisés entre le début septembre et la mi-octobre. Aujourd’hui, le bâti menacé d’effondrement a été consolidé et l’ensemble de la construction a été reconstitué, avec en outre la mise à jour du gueulard-cheminée jusqu’ici enfoui sous les gravats. Pour compléter la restauration programmée, l’aménagement paysager des abords sera effectué sous peu. Ainsi, la sauvegarde de ce petit patrimoine ancien (environ deux siècles d’existence) permettra d’envisager des contributions à la fois historiques et pédagogiques auprès des jeunes générations, mais pas seulement.
- voir ci-dessous reportage photos septembre/octobre 2011.

Au moulin ensuite, et plus généralement à la "colline",
dont la préservation au titre de patrimoine naturel s’avère une autre priorité à prendre en compte par tous. Cela passe par un nettoyage régulier du sol, complété ponctuellement d’interventions générales sur le site, par un entretien récurrent de la pinède (une importante intervention d’élagage vient d’être réalisée), mais également du versant-est planté notamment d’oliviers, et du versant-ouest qui abrite quelques spécimens caractéristiques d’arbres de garrigue, et en particulier une belle collection d’azeroliers à sauvegarder.
Cette colline qui constitue l’écrin naturel du moulin à vent et du four à chaux restaurés doit faire l’objet des soins et de la protection qu’impose la présence humaine quotidienne peu soucieuse de l’environnement.
- voir reportage photos septembre 2009.

four au premier plan et moulin en arrière-plan
dans leur écrin naturel de la colline côté ouest.

jeudi 27 octobre 2011

Réhabilitation du four à chaux : le bâti restauré










croquis en coupe frontale : 
principe de fonctionnement et de production artisanale de chaux.

vendredi 7 octobre 2011

La photo ancienne du mois


A la fin du 19e siècle, le transport en commun
 par tram hippomobile mettait Saint-Césaire
... à quelques galops de Nîmes.

lundi 26 septembre 2011

Journées du patrimoine à Saint-Césaire : l'Eglise était au programme.



"Première" pour l'association du patrimoine qui avait convié les personnes intéressées à une visite de l'église, "l'édifice public le plus ancien, visitable au coeur du village". Pendant près de deux heures - samedi 17 septembre dans le cadre des Journées nationales du patrimoine - une quarantaine de personnes présentes ont suivi avec beaucoup d’attention la relation détaillée sur le sujet présentée par le président de l'association Francis Brun, proposant une découverte à la fois historique et architecturale du lieu, dont un classement au niveau régional vient d'être déposé auprès de la DRAC - Direction Régionale des Affaires Culturelles - du Languedoc-Roussillon. De la partie extérieure romane du XIe siècle à l'intérieur de même origine, en passant par la façade au clocher asymétrique du XVIIe, de nombreux détails de construction vinrent étayer les propos du "guide occasionnel", accompagné dans cette tâche par Mme Marie-Hélène Naval, archiviste à l’Évêché, dont les compléments d'information sur la coquille Saint-Jacques du frontispice et sur l'histoire locale de la Charité furent également forts appréciés par l'auditoire. Un très intéressant voyage dans le temps, et dans l'esprit du thème des Journées - le voyage justement - à mettre à l'actif de l'association du patrimoine, pour qui la réussite de cette première initiative laisse augurer une suite à donner à ce rendez-vous annuel. 

vue sur l'abside romane

 le clocher asymétrique

 portail style maniériste - 1668

choeur du 11e siècle

lundi 12 septembre 2011

Réhabilitation du four à chaux : chantier ouvert début septembre.




Dégagement de la partie fragilisée par le temps...

jusqu'à la roche d'appui...

pour reconstitution du mur en façade...

et consolidation du remplissage d'origine...

avec réutilisation des pierres récupérées.

Maurice Roustan, spécialiste de la pierre sèche,
en pleine action.

côté nord - déblaiement du gueulard...

... apparition de l'orifice supérieur...

et dégagement sur 1 m. environ



dimanche 4 septembre 2011

La photo ancienne du mois


La cave coopérative des vignerons
construite en 1925 :
elle fut pendant près de 50 ans le poumon économique
du village banlieusard, essentiellement agricole.
En septembre, période des vendanges,
elle devenait le centre d'intérêt principal
d'une grande partie de la population saint-césairoise.



samedi 27 août 2011