vendredi 10 juillet 2015

Le circuit historique fait son chemin ...



   Claude Mauny, Richard Tibérino et Francis Brun, place du Griffe.

Inauguré en 2012 avec la plaque retraçant l’historique du lavoir, le circuit historique de Saint-Césaire se dévoile de plus en plus grâce à l'association du Patrimoine qui poursuit l'accrochage de plaques signalétiques qui jalonneront, à terme, un circuit historique dans les rues du vieux Saint-Césaire.

Trois nouvelles plaques viennent ainsi d'être apposées concernant la table de pierre, près de l’église, la draille médiévale, chemin qui arrive rue du Temple et les fontaines sur la place du Griffe. Aujourd’hui, ce sont sept plaques, sur la quinzaine envisagée par l’association, qui permettent de mieux connaître les lieux qui ont fait la vie de ce quartier.

Jeudi 2 juillet, Francis Brun, président de l’association, Richard Tibérino, adjoint au maire délégué à Saint-Césaire et Claude Mauny, responsable des espaces verts, dévoilaient ces plaques dont celle apposée place du Griffe, au-dessus de la borne-fontaine installée pour témoigner symboliquement, avec le griffe et le puits, de l'importance du rôle public de ces éléments de distribution de l'eau dans la vie des Saint-Césairois au cours du XXe siècle.


dimanche 14 juin 2015

La photo ancienne du mois


 Photo prise  au début du 20ème siècle :
vue nord du domaine situé entre l'église et le moulin à vent,
connu à cette époque sous le nom de Château de la Cascade,
propriété de la famille De Masquard.
La construction qui de l'extérieur ressemble à une tour
mais est totalement ouverte côté intérieur du parc,
était appelée solarium par les propriétaires.
A l'origine, probablement en 1763,
sa fonction devait plutôt être celle d'un "reposoir",
lieu de pause promenade et de méditation spirituelle
(recherches en cours).
 
 
 
 


lundi 11 mai 2015

La photo du mois

Ecole primaire de Saint-Césaire

année scolaire 1947/1948

classe mixte de cours préparatoire.

Cette photo a immortalisé

la douzième génération d'écoliers

entrée à cette école, dite grande école, 

en octobre 1947.

Ce groupe scolaire allant du CP au CEP

(classes de filles et classes de garçons,

après le cours préparatoire)

a été inauguré en octobre 1936.



mardi 21 avril 2015

La photo du mois

 

Cette grande bastide  témoigne du passé agricole de Saint-Césaire.

Elle était baptisée Lou Recantoun (on dit aussi recantou, c'est à dire recoin) à cause de sa situation géographique dans le village, au bout de l'avenue de la gare, coincée entre la route et la voie ferrée. 

Elle fut longtemps, au sud de Saint-Césaire, la dernière habitation avant les premières vignes de la plaine s'étendant jusqu'au Vistre.



vendredi 20 mars 2015

La photo du mois

 
 
 

Coucou !... le revoilou,

le fleuve de Saint-Césaire !

Il s'agit du cadereau dit de Valdegour,

à l'est du village, qui s'est offert à la vue

dans sa partie encore ouverte en bordure

du cimetière de la route de Rouquayrol.

Alimentés par les fortes pluies de l'automne,

les cadereaux du coin nous ont fait

une petite manif' comme pour nous rappeler

qu'il ne faut pas les ignorer.

Ephémères peut-être, mais toujours là !

 
 
 
 


mercredi 18 février 2015

La photo du mois


Emblème de Nîmes
au fronton de l'école primaire de Saint-Césaire.
Bien qu'il soit aujourd'hui quartier de la ville,
le village d'origine, qui ne fut jamais commune,
ne revendique pas pour autant de référence à la
romanité citadine : si Nîmes ( Nemausus ) fut
colonisée par les romains ( COLonia  NEMausensis ),
Saint-Césaire ( Sancto Cesario ) fut quant à lui
colonisé par...  les nîmois, quelque 1000 ans plus tard.
C'est peut-être pour ça que la municipalité
qui eut à décider de la construction du groupe scolaire
a voulu matérialiser par ce blason sculpté l'appartenance
du hameau campagnard à la commune de Nîmes.
La première pierre du début des travaux fut posée
fin février 1935.

 
 
 
 
 



vendredi 16 janvier 2015

La photo ancienne du mois


Photo postérieure à 1920,
le monument aux morts de la guerre de 14-18
(visible au centre gauche de la carte postale)
ayant été érigé cette année-là.
Sur le plan entre la bâtisse située à droite
(bureau de tabac) et celle située à gauche (café)
se déroulait par la suite une partie de la fête votive
qui se partageait entre ce lieu et la place du griffe.

 

mercredi 10 décembre 2014

La photo du mois


TOP de début des 80 ans des écoles primaires "filles et garçons" :
avis public d'adjudication le 15 octobre 1934
de la construction du bâtiment.
La première pierre sera posée fin février 1935,
la réception des travaux par la commission municipale
se fera en juillet 1936,
l'école sera officiellement inaugurée le 11 octobre 1936.

vendredi 5 décembre 2014

Initiative en 2015... pour 2016


Tableau noir, bancs d’école, et préau à l’étude.

Socle fondamental du patrimoine culturel par excellence,
l’école communale s’imprime dans la mémoire collective,
et reste dans les souvenirs comme institution la plus chargée
de symboles, laïques bien sûr, mais aussi éducatifs, identitaires, affectifs, amicaux, sentimentaux.
En 2016, "notre primaire" - qui fut inaugurée en octobre 1936 -
aura vu passer par ses portes - celle des filles, celle des garçons -
huit décennies d’écoliers qui se sont succédés pour en écrire les quatre-vingts ans de son histoire.
L’association du patrimoine souhaiterait inscrire à son calendrier 2016 l’anniversaire de ces 80 ans de la "grande école", en organisant un rassemblement festif des générations qui ont traversé le 20ème siècle depuis le cours préparatoire de 1936 jusqu’à aujourd’hui.
D'ores et déjà, l’association lance donc un appel à tous ceux et celles, enfants du village, qui furent acteurs de cette école, en y joignant l’idée suivante : constituer un recueil de témoignages, un livre d’or en quelque sorte, à partir des souvenirs des uns et des autres, sous la forme d’anecdotes de classe et de récréation, de péripéties, de faits marquants, de moments heureux, ou malheureux pourquoi pas…
L’intérêt de cette proposition est de consigner par écrit des témoignages souvent livrés par la seule parole : n’hésitez-pas à nous les transmettre pour participer à ce travail collectif de mémoire, par l’un des moyens que nous mettons à votre disposition à cet effet (courrier électronique,voir ci-contre adresse "contact messagerie").
Toujours pour la préparation de cet anniversaire, l’association fait appel au prêt de "photos d’école", avec si possible identification des écoliers : les originaux confiés seront dupliqués et rendus aussitôt ; outre l’expo qui pourrait être présentée, ce fonds de photos permettrait de constituer une originale collection dédiée à l’histoire de l’école primaire de Saint-Césaire, archivée par l’association du patrimoine.

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vendredi 7 novembre 2014

La photo ancienne du mois


Il y a une soixantaine d'années,
le charme campagnard du petit village, entouré de vignes et d'oliviers
qui venaient lécher les abords immédiats de l'agglomération.
L'urbanisation s'est depuis imposée,
le charme n'y a pas résisté !

mardi 7 octobre 2014

La photo du mois


Cliché pris le 24 juin 1939 à l'occasion
d'une grande cavalcade organisée à Nîmes
pour célébrer le centenaire du chemin de fer :
le cabriolet est celui des saint-césairois de la Nacioun Gardiano
avec le félibre et mainteneur Emile Bessède
à la conduite de l'attelage.






lundi 8 septembre 2014

La photo du mois

02 août 1914, la fin d’une illusion : c’est en ce jour de plein été qu’après la mobilisation générale intervenue la veille, français et allemands se sont trouvés face à face aux frontières respectives de chaque pays pour ce qui allait devenir l’affrontement que les manuels d’histoire du 20ème siècle ont baptisé « première guerre mondiale ».
Cinq ans plus tôt à Saint-Césaire, au printemps 1909, un conflit d’une autre nature, celui-ci sans haine et sans armes, avait vu le jour dans le petit village campagnard.
Essentiellement agricole, surtout viticole à cette époque, le hameau n’a jamais été indépendant : c’est la municipalité de Nîmes qui dispose de la gestion administrative et économique locale. Sous l’impulsion de quelques saint-césairois, jeunes agriculteurs notamment, la population est invitée à se mobiliser afin que le village soit érigé en commune : à cet effet, pour soutenir et financer la démarche, sont émis des bons de souscription valant 5 francs (environ 19 € d’aujourd’hui, environ 100 F en 2001, le rapport au Smic étant sensiblement équivalent en 1 siècle).
Mais le maire et les élus de la ville n’y sont pas favorables, l’initiative est contestée, le dossier compliqué à constituer, la procédure longue à franchir les étapes, si bien que les bonnes volontés s’essoufflent ; pour calmer les esprits, le conseil municipal élu en 1912 offre à un saint-césairois le premier poste d’adjoint au maire délégué spécial à St Césaire.
Toutefois le projet de "commune libre" n’est pas pour autant abandonné.


 
Les espoirs seront anéantis par les ravages de la guerre : comme toutes les communes françaises, le petit hameau est lourdement frappé, 25 jeunes hommes parmi les nombreux envoyés au front vont laisser leurs noms gravés sur le monument aux morts.
Après l’armistice de novembre 1918, une annexe officielle de la mairie de Nîmes sera ouverte à Saint-Césaire en 1919, et sera définitivement enterrée l’idée pour le village d’un statut de commune à part entière.

dimanche 7 septembre 2014

Feuille d'infos - août 2014


Saint-Césaire - La draille médiévale rénovée


Le chemin a été réhabilité dans sa partie basse.
Au Moyen Âge, Saint-Césaire était un lieu de passage obligé entre Nîmes 
et la Vaunage.
De cette période subsiste une draille, ou chemin, qui reliait la rue de l’Eglise à la rue du Temple, desservant entre autres le cimetière médiéval. On la retrouve en partie près de la rue du Temple.
L’association du Patrimoine de Saint-Césaire avait demandé la rénovation de ce vestige,  laissé à l’abandon : accordée en conseil des quartiers, cette réhabilitation a eu lieu en juillet. 

samedi 16 août 2014

La photo du mois



C'est sur cette voie de garage désaffectée,
jouxtant le dépôt de matériel militaire
toujours existant de nos jours (clôture à gauche),
que fut retenu pendant 2 jours le convoi du "train fantôme".
Isolé à 500 m de la gare et hors de vue du village,
les soldats allemands en interdisaient toute approche.
Seuls les cheminots et quelques riverains eurent vraiment connaissance de cet épisode douloureux de fin de l'Occupation,
survenu les 11 et 12 août 1944.


Commémoration d'août 1944 : Saint-Césaire, étape du dernier convoi vers l'Allemagne.

11 août 1944 :
il est 3h00 du matin lorsque stoppe en gare de Saint-Césaire un long train composé essentiellement de wagons "à bestiaux"; contraint de s'arrêter avant d'atteindre Nîmes et poursuivre son trajet, le convoi est "garé" sur une voie de service, au plus près des bâtiments de la garnison allemande installée à proximité d'un important dépôt d'essence depuis le début de l'Occupation. Ce train va entrer dans l'histoire de la seconde guerre mondiale comme étant "le dernier convoi vers la mort" : à l'intérieur des wagons en bois, près de 800 personnes, hommes et femmes, sont entassées comme du bétail et vivent un véritable cauchemar qui dure déjà depuis près d'un mois.
Tout a débuté le 30 juin de cette année 1944 : ce jour-là, les derniers détenus - 403 précisément - du camp du Vernet d'Ariège, sont acheminés à Toulouse par les allemands afin d'être déportés vers des camps de concentration. Ce sont pour la plupart des résistants d'origine étrangère, notamment espagnols républicains et réfugiés d'autres nationalités. Formé à Toulouse le 3 juillet, le train a d'abord pris la direction de Bordeaux, puis d'Angoulême, avant de rebrousser chemin vers Bordeaux où les transportés seront débarqués et consignés pendant presqu'un mois. C'est le 9 août que le train à nouveau formé va reprendre son parcours chaotique, retour sur Toulouse, puis direction l'est de la France par notre région.
A Saint-Césaire, le stationnement durera deux jours, les 11 et 12 août : hormis quelques proches riverains et le personnel de la gare, peu de saint-césairois connaitront le drame dont le petit village était le théâtre; impossible d'approcher les lieux, de tenter quoi que ce soit, le convoi est isolé et bien gardé pendant ces 48h00. Il fait très chaud en ce mois d'août, seuls quelques cheminots seront autorisés à aider les soldats allemands à fournir de l'eau et de la nourriture aux pauvres malheureux victimes de la barbarie nazie.
Le 13 août, le convoi repartira. Deux jours après aura lieu le débarquement en Provence des troupes françaises et alliées, des combattants africains, épaulées par les résistants. Nîmes sera libérée le 24 août, et après le débarquement intervenu en Normandie le 6 juin, la France sera libérée en grande partie à la fin août.
Mais malgré cela, alors que se déroulent les combats pour la libération, le périple du train, émaillé d'arrêts fréquents, de sabotages des voies par les maquisards, d'évasions, de morts, va se poursuivre jusqu'à son terminus, le camp de Dachau où il arrivera le 28 août !... après deux mois de trajet : c'est la durée de parcours la plus longue de l'histoire de la déportation. Transférés ensuite au camp de Mauthausen, plus de la moitié de ceux arrivés à destination par ce "dernier train" ne verront pas la victoire alliée et la capitulation de l'Allemagne nazie en mai 1945.
L'odyssée de ce "train fantôme" peut être suivie jour après jour en consultant le site internet de l'amicale des survivants, Déportés du Train Fantôme www//lesdeportesdutrainfantome.org : villes étapes, temps forts, faits importants... Une page de cette tragédie est consacrée à la halte de Saint-Césaire : à ne pas oublier !



samedi 12 juillet 2014

La photo du mois





Les belles années de fête votive.
Du lendemain de la Libération et pendant une vingtaine d'années, la fête votive fut la grande fête de l'année à Saint-Césaire : au coeur de l'été, entre moissons et vendanges, elle mobilisait toutes les bonnes volontés - responsables associatifs et jeunesse - autour d'un programme quotidien, concours de boules, taureaux, et bals, qui animaient le village depuis l'apéro de midi jusqu'à une heure bien avancée de la nuit. Et cela durait une dizaine de jours, autour du 15 août, pour moitié place du griffe (Café du commerce, siège du club taurin) et pour l'autre aux abords du Café de la gare (siège du club de foot). Les arènes éphémères que les saint-césairois appelaient le "rond de charrettes", étaient montées sur le terrain devenu par la suite le jardin public : on imagine, au vu de la photo qui témoigne du rudimentaire et du pittoresque des installations, que les taureaux (aux cornes heureusement emboulées) n'avaient aucune difficulté à s'échapper, ce qui arrivait fréquemment et provoquait quelques bonnes frayeurs aux coins des rues. Comme l'on peut en juger, il n'y avait pas que des téméraires à Saint-Césaire !... 
   

lundi 19 mai 2014

La photo du mois



Une anomalie architecturale !...
Bel exemple d'atteinte à un espace naturel et à son environnement,
que cette imposante construction élevée sur la colline de Carémeau
en limite d'avenue Kennedy et d'habitations riveraines du quartier.
Pouvait-on faire plus carré(ment)... moche ?... Jugez-en vous-même.


Béton, bitume… et patrimoine naturel.


On y tenait à ce petit carré d’espace de garrigue encore préservée
sur ce versant sud de la colline de Carémeau.
Et l’on espérait que les garanties données il y a près de vingt ans seraient respectées : en 1995, les fondateurs de l’association du patrimoine avaient exprimé auprès de la direction du CHU leur souci "quant à la protection et la sauvegarde de ce versant naturel",
sur lequel avaient échoué une soucoupe et les bâtiments adjacents
de l’extension Carémeau II du centre hospitalier.
On peut enregistrer aujourd’hui la réponse à ces garanties.
Certes, s’agissant d’une nouvelle unité de soins dont la nécessité et le bien-fondé ne peuvent être contestés, manifester toute opposition pourrait être mal compris voire mal venu, et là n’est pas notre propos.
Mais le CHU dispose sur son territoire, assez vaste semble-t-il, d’un espace foncier qui aurait pu permettre l’installation de ce bâtiment ailleurs sur le site, sans porter atteinte à ce versant naturel et son environnement.
Après avoir assisté à l’éradication totale de ce qui constituait un poumon vert dans cette zone urbanisée, le constat navrant qui peut être fait par les saint-césairois - riverains ou pas de la colline Carémeau - s’applique à l’architecture de la construction érigée en ce lieu précis : un bloc de béton démesuré, de type classique HLM des meilleures années soixante, écrasant l’environnement immédiat et s’imposant à la vue comme une monstrueuse verrue dans le paysage déjà bien maltraité depuis plusieurs décennies.
Mais ce qui nous interpelle également, outre l’aspect inesthétique, c’est l’impact de cette construction sur l’habitat et la population de proximité, avec les inquiétudes qui font se poser quelques questions relatives aux conséquences prévisibles : risques d’inondation lors d’épisodes pluviaux de forte intensité, élévations des taux de réverbération et de température, augmentation de la pollution, destruction de l’écosystème…
On le voit, béton, bitume, et espace naturel mal maitrisés peuvent se contrarier. Et nous contrarient aussi.
Ce constat doit faire prendre conscience à tous les saint-césairois attachés à leur patrimoine y compris naturel que la préservation de la colline du moulin à vent est plus que jamais à l’ordre du jour en cette année 2014.

samedi 19 avril 2014

La photo du mois


Deux représentations de saint Césaire :
l'une classique, statue en pied du XIXe siècle,
l'autre moderne, vitrail coloré du XXe siècle.
Ces clichés de Anthony Perrot et Michel Baudat
sont extraits de l'ouvrage "Les saints d'Arles"
co-écrit par Claire-Lise Creissen et Michel Baudat
(lire ci-dessous Feuille d'infos avril 2014).


Feuille d'infos - avril 2014

mercredi 12 mars 2014

La photo du mois



Les majestueux platanes, fleurons de la place du griffe :
un précieux patrimoine à surveiller, à soigner, à protéger.
Les jeunes centenaires ont entendu "cascailler" à leurs pieds
plusieurs générations de saint-césairois.
Le temps est avec eux :
les platanes ont une durée de vie de plusieurs siècles ...
 
 

Assemblée statutaire adhérents et sympathisants

L’association du patrimoine tiendra son assemblée générale annuelle

le mercredi 19 mars à partir de 18 heures 30,

dans la salle municipale de la rue de Mascard.

 

À l’ordre du jour :

- bilans de l’association, dossiers en cours, projets,

- renouvellement du Bureau, et questions diverses.

 

L’assemblée générale est ouverte à tous les habitants du village qui souhaitent manifester leur intérêt pour la préservation du petit patrimoine public et pour la protection de l’environnement. En particulier, les nouveaux résidents – du quartier ancien ou de la périphérie – pourront être informés des réalisations d’ores et déjà concrétisées et des objectifs envisagés.

Le bureau de l’association compte sur le soutien d’un grand nombre de participants pour mener à bien les initiatives en cours, et poursuivre son action en faveur de la mémoire collective.

Il vous convie amicalement à réserver votre fin de journée du 19 mars afin de participer à cette assemblée générale statutaire annuelle.

 

vendredi 14 février 2014

La photo du mois



le petit chemin médiéval bientôt réhabilité:
voie sans issue aujourd'hui, cette draille
longeait l'ilot d'habitations dit "le fort"
(au fond à droite au-delà du cyprès)
et desservait le petit cimetière à hauteur
du portail ouvert dans le mur de droite.
Il reliait le chemin principal venant de Nîmes
et se dirigeant vers le pays de Vaunage. 

 

Un petit bout de chemin réhabilité ...

Entre les 208 et 228 rue du Temple, avez-vous peut-être remarqué ce qui semble être un passage, une voie de traverse, voire la naissance d’une ruelle sans issue. Préservé par le temps, oublié par le passant, cet accès qui se termine en impasse n’est autre que le vestige d’une draille, d’un chemin médiéval.
Il faut imaginer qu’au 11ème siècle, la bourgade de Saint-Césaire - à l’époque Sancto Césario - se limitait à une dizaine de maisons au plus concentrées aux abords de la "table de pierre", aujourd’hui « Table ronde », et il s’agissait plus précisément du petit ilot appelé le Fort. Le site de Saint-Césaire était alors le lieu de passage obligé venant de Nîmes en direction de la Vaunage : le chemin principal de relation entre ces pays passait par Pissevin, arrivait au village par le nord, l’actuelle rue de l’Eglise, et continuait son trajet par la rue du Temple puis la rue de l’Espoir.
Un peu d’histoire : cette voie était fort fréquentée car essentielle déjà à l’époque du peuple gaulois ; en effet, elle permettait de relier le plus directement possible les deux capitales du territoire celte des Volques, Nîmes étant celle des Volques Arécomiques, et Vieille-Toulouse celle des Volques Tectosages (au sud de l’actuelle Toulouse). Ce chemin d’importance capitale, c’est le cas de le dire, traversait la Vaunage jusqu’à Sommières, contournait le Pic St Loup par le nord, descendait ensuite sur Gignac puis prenait la direction de la Haute-Garonne, en passant par Bédarieux et Mazamet. Il était connu sous le nom de chemin de Vieille-Toulouse.
Revenons à Saint-Césaire qui était donc logé dans une boucle de ce chemin, entre la rue de l’Eglise et la rue du Temple ; et pour relier l’une à l’autre au droit du Fort, une petite draille entrait dans la bourgade par le nord et en ressortait par l’ouest, desservant au passage le petit cimetière médiéval.
C’est cette portion qui est encore visible de nos jours.
En 2012, a été présentée au Conseil de Quartier de Nîmes-Ouest une demande de travaux de voirie concernant l’évacuation des eaux pluviales à la hauteur du 208 rue du Temple, avec rénovation totale de l’impasse qui nous intéresse : belle opportunité évidemment de mettre en valeur ce vestige historique, d’autant plus qu’a été proposée, pour rehausser le caractère ancien du lieu, la mise en place de pavés.
Bonne nouvelle : séduit par cette proposition, le président du Conseil de Quartier, M. Richard Tibérino, adjoint au maire délégué à Saint-Césaire, l’a faite validée par le bureau du Conseil et votée par celui-ci en séance du 23 janvier dernier. Ainsi, la rénovation de la "draille médiévale" devrait être réalisée en 2014.
Ce petit bout de chemin oublié, bien qu’il ne mène nulle part aujourd’hui, peut cependant conduire notre imaginaire aux portes des origines de notre millénaire village : l’histoire ne peut s’écrire sans repères.

jeudi 16 janvier 2014

La photo du mois


Le site de Saint-Césaire au début des années 1970 :
on distingue à droite le vieux village encore aéré à l'ouest,
avant construction des lotissements et du Mas de Roman.
Au premier plan les installations pionnières de la zone industrielle,
et au second plan les silhouettes dominantes des Zup Sud et Nord.

jeudi 7 novembre 2013

La photo du mois

La commémoration du 11 novembre sera marquée cette année par la célébration du 100e anniversaire du déclenchement de la guerre 14-18. 

C'est en 1920 qu'a été érigé le monument aux morts à la mémoire des saint-césairois tombés au combat : ce monument était implanté en face du bureau de tabacs, au coin du café de la gare et de la route de Sommières (aujourd'hui baptisée avenue Georges Dayan). 

En 1981, il a été transféré à son emplacement actuel situé à l'entrée du jardin public de la rue de Mascard. A la suite d'actes stupides d'irrespect, sa protection par une grille métallique élevée s'est avérée nécessaire.


Place du Griffe : patrimoine public piétonnier à préserver

Au mois de juin dernier, à la suite d’une information communiquée en Conseil de quartier Nîmes-Ouest, l’association du patrimoine et le comité de quartier de St Césaire-Mas Roman ont adressé au maire de Nîmes un courrier cosigné par les deux présidents, afin d’exprimer
« leur désaccord relatif aux modifications envisagées touchant à l’espace piétonnier de la place du griffe ».
 Ces modifications concerneraient l’aménagement de quatre ou cinq places supplémentaires de stationnement sur une partie pavée, et l’attention du maire a été appelée sur les arguments suivants :
 - que nous nous étions félicités de voir aboutir enfin le vieux projet de rénovation de cette place, dont la réfection à l’ancienne avait recueilli l’adhésion des parties intéressées ;
 - que cette rénovation totale, réalisée en 2007, avait fait l’objet de réunions et discussions préalables auxquelles l’association et le comité avaient été associés. Et bien que certains des aménagements se rapportant notamment aux places de stationnement n’avaient pas vraiment répondus à nos attentes, un consensus raisonnable avait été néanmoins accepté pour tenir compte en particulier des exigences de la proximité des commerces ;
 - que l’intégrité actuelle de l’espace piétonnier se trouverait grignoté;
 - que quatre emplacements supplémentaires de stationnement ne vont pas améliorer, encore moins résoudre, les difficultés d’encombrement inhérentes à la configuration du quartier ;
 - que ce serait au contraire faire place à quatre véhicules supplémentaires en longue durée de stationnement, alors que la solution la plus efficace serait d’imposer une rotation obligatoire ;
 - que la logique voudrait que le stationnement temporaire limité sur la place du griffe soit revu et mieux réglementé dans les tranches horaires d’ouverture des commerces.
 - que donner plus d’espace au stationnement des véhicules irait à l’encontre de la volonté affichée d’affirmer encore mieux le caractère convivial que nous souhaitons pour cette place.
 Suite à ce courrier, nous avons pris acte de la réponse de Monsieur Tibérino, adjoint au maire à Saint-Césaire et président du Conseil de quartier de Nîmes-Ouest, par laquelle il nous a informés
 « de la suspension, pour l’instant, des aménagements envisagés et d’une réflexion en cours à ce sujet ».
 L’association du patrimoine et le comité de quartier tiendront informés leurs adhérents et les habitants des décisions qui seront prises sur ce dossier par les services techniques de la ville et la municipalité.


La zone pavée - après les barrières, au premier plan -
retenue pour le projet de création de places de stationnement


lundi 7 octobre 2013

La photo ancienne du mois


Il y a un siècle, une importante distillerie 
était installée à Saint-Césaire, à l'emplacement actuel de la Résidence des Ecoles, 
rue De Mascard. 

Les barriques emplies d'alcools et de liqueurs élaborés dans les chais étaient expédiées par chemin de fer dans toute la France.



lundi 16 septembre 2013

De Mascard : l’unique rue personnalisée du vieux village

Les rues de Saint-Césaire - à l’intérieur des limites de ce que fut l’ancien village jusqu’à la fin des années soixante - ont la particularité de dénommer le lieu bien précis qu’elles desservent : rues de l’église, du temple, de l’école, mais aussi chemins du lavoir, du moulin, et encore avenue de la gare, etc. etc… 
Une seule pourtant fait exception, c’est une singularité locale, en étant baptisée d’un nom de personne : il s’agit de la rue de Mascard, qui conduit de la place des écoles à l’intersection avec la rue Jules Raimu (à noter que celle-ci fut aménagée sur le lit du cadereau de Valdegour qu’elle recouvre, lequel constituait la "limite Est" du village avant la construction des nouveaux quartiers Clos des Coqs et des Gallines). 
L’odonyme de cette rue de Saint-Césaire est un bel exemple de l’évolution manuscrite affectant un nom de famille au fil du temps, en fonction des fantaisies administratives d’inscription à l’état civil : ainsi la chronologie abrégée des Combet de Mascart, devenu Demasquard, ensuite De Masquard, …et puis enfin de Mascard comme orthographié aujourd’hui. Nombre de saint-césairois ont découvert le nom de cette personnalité du village lorsque fut apposée la plaque de rue à la fin des années soixante, et bien peu connaissent l’existence même de ce monsieur "de Mascard" à la mémoire duquel est dédiée cette rue. Qui était-il donc ? 
Né à Nîmes en août 1819, Louis-Eugène De Masquard habita toute sa vie à Saint-Césaire où était son activité principale, la viticulture (la résidence des "châtelains" Combet de Mascart était située au Château de la Cascade, le vaste parc qui descend de la colline du moulin à vent jusqu’aux abords de l’église). 
Louis-Eugène De Masquard était un personnage de fort caractère, assez atypique dans son milieu d’origine, dont la renommée s’imposa par des écrits sur la sociologie ; il fut entre autres Membre de l’Académie de Nîmes, collabora à plusieurs journaux, en particulier à ceux traitant d’agriculture, et il connut la notoriété dans le domaine de la sériciculture dont il fit sa spécialité, suite à son mariage avec la fille d’un filateur de soie d’Alès : le grave problème de la maladie des vers à soie, sujet sur lequel son érudition s’exprima dans de nombreuses publications, en fit un adversaire acharné de Louis Pasteur, avec qui il polémiqua sans relâche jusqu’à la mort du savant chercheur. 
Sa biographie a retenu de lui qu’il fut un "réformateur rural contestataire, humaniste et républicain, adversaire acharné du capitalisme", qu’il combattit de toutes ses forces en dénonçant «la féodalité financière qui ruine l’agriculture et la France pour s’enrichir». Des propos déjà vieux de 150 ans !... 
Ce haut personnage de la vie saint-césairoise du 19ème siècle est décédé en novembre 1906 : le cimetière dit protestant, route de Rouquairol, abrite le tombeau de la famille De Masquard.

La photo du mois

Vendanges en septembre
fin des années quarante :
une "colle" de saint-césairois
posant pour la postérité
avant le ramassage des raisins
(remarquer sur la droite l'arrière du cheval
déjà attelé, en attente du remplissage
 du tombereau à grande roue appelé pastière).

mercredi 10 juillet 2013

La photo du mois


Quand la place du griffe était transformée en arène ... 
 et que les charrettes servaient de tribunes ! 
Festivités taurines au cœur du village dans les années 1950.


mardi 4 juin 2013

La photo du mois

borne-fontaine modèle Pétavi
visible au cimetière de la route de Rouquayrol :
son mécanisme placé sur le dessus du coffre
est actionné par volant (rotation par manivelle).


borne-fontaine modèle Bayard
installée impasse de la rue Neuve :
son mécanisme placé sur le côté gauche
est actionné par bouton tournant.

Bornes-fontaines publiques : curiosité à sauvegarder.


L’arrivée de "l’eau de la ville" au village de Saint-Césaire à partir de 1904 avait constitué une vraie révolution : rappelons que jusqu’alors les habitants ne disposaient que du seul puits communal sur la place et de quelques puits privés, au nombre d’une douzaine environ.
Les premières fontaines avaient été judicieusement installées au cœur du village, là où la population se trouvait concentrée ; il s’agissait de fontaines en fonte ayant l’aspect d’une borne (de type kilométrique) dont le mécanisme était actionné par un petit levier placé sur le côté : non seulement l’eau devenait ainsi abondante, mais qui plus est à portée de main. 
À la fin des années cinquante, ces bornes - dont quelques-unes dans certains quartiers avaient un mécanisme dit à volant, actionné par la rotation d'une manivelle placée sur le dessus de l'appareil - furent progressivement remplacées par le modèle Bayard, en fonte également et de couleur verte, actionné par un bouton rond placé sur le côté gauche du coffre d’habillage. 
Principe succinct de fonctionnement :
le clapet de fermeture du réseau général est soulevé en tournant le bouton, et la pression dans la canalisation fait monter l’eau jusqu’au robinet d’écoulement (appelé dégorgeoir). Fabriqué par l’entreprise lyonnaise de matériel hydraulique Bayard (dont le mécanisme des fontaines fut breveté en 1901), ce modèle à bouton fut installé au coin des rues du village de Saint-Césaire qui en compta une quinzaine à l’identique, pour une population de moins d’un millier de personnes bénéficiant, grace à cette installation au service de la collectivité, de la proximité de distribution publique (l’équipement individuel en eau potable, dite courante, de la quasi totalité des ménages, se développa ensuite au cours des années soixante et jusqu’aux années quatre-vingts).
Trois exemplaires de ces bornes-fontaines étaient toujours à leur emplacement d’origine voici peu : celle située à l’intersection de la rue de l’Eglise avec le chemin du Grand-champ vient d’être déposée, et il n’en subsiste donc plus que deux. On peut les voir, l'une à la place de la Table Ronde, l'autre à l'impasse de la Rue Neuve, deux anciens quartiers pittoresques du village.
A noter que deux autres exemplaires de même modèle sont en fonction au jardin public mitoyen des rues de Mascard et de la Plaine; mais l'installation de celles-ci au jardin est beaucoup plus récente. 
Un type différent de fontaine à volant - de la fabrique de fonderie-robinetterie Pétavi, dont les ateliers se trouvaient à Uzès - sont également toujours en fonction depuis le début des années 1950 au cimetière de la route de Rouquayrol ; celles-ci au nombre de trois, constituent de véritables pièces de musée. 
Ces bornes-fontaines sont des vestiges "historiques", témoins chargés de symboles qui sont partie intégrante d’un patrimoine caractéristique dont la sauvegarde s’impose à tous : les maintenir à leur emplacement d’origine, veiller à leur préservation en l’état, signaler toute dégradation stupide, relève aussi de la responsabilité de chacun de nous.
Le président de l’association vient d’appeler l’attention de la municipalité afin que les  exemplaires encore en place - les deux Bayard et les trois Pétavi - ne soient pas définitivement éliminés du paysage. Et, en outre, que ces bornes-fontaines soient l'objet de surveillance et d'entretien régulier par les services municipaux concernés, pour que de malheureuses dégradations ne viennent justifier leur enlèvement. 




mercredi 10 avril 2013

La photo du mois



Vue partielle,

du site de la colline du moulin à vent. 

Zone naturelle forestière à préserver.


Feuille d'infos avril 2013


jeudi 7 mars 2013

La photo ancienne du mois

vue générale sur le vieux village

début années 1970,

prise du chemin de Carreau de Lanes


****

L'association tiendra son assemblée générale le mercredi 20 mars 2013 à 18h30 à Saint-Césaire, salle municipale de la rue de Mascard.

A l'ordre du jour :

bilans 2012, point sur les dossiers en cours, projets, renouvellement du bureau,   et questions diverses.

Cette assemblée est ouverte à tous les habitants du village qui souhaitent manifester leur intérêt pour la préservation du patrimoine public  et  la protection de l'environnement.

Nota:

les lecteurs de ce site qui souhaiteraient transmettre une question ou faire part d'un message particulier, peuvent l'envoyer à patrimoine-stcesaire@hotmail.fr

 

 

 


jeudi 7 février 2013

La photo ancienne du mois


La ferme Huguet fut lieu secret de réunion
des protestants au milieu du XVIIIe siècle.

Rebaptisée "Le Nid" par son nouveau propriétaire
au début des années 1930,  c'est dans le terrain de
la propriété que fut construite l'école primaire en 1935.

Bien qu'aménagée en plusieurs appartements, 
la grande bâtisse a conservé son aspect d'origine.


vendredi 7 décembre 2012

La photo ancienne du mois

La rue de l'église au pied de la tour asymétrique
de type traditionnel en Languedoc et Provence,
dont le clocher a été rehaussé en 1848.
Le cliché date du début des années 1940.

mercredi 5 décembre 2012

Lumière sur un centenaire

1912-2012 : voilà un siècle que la "fée électricité" s’est penchée sur Saint-Césaire pour que ses nuits soient moins obscures …
C’est en effet en 1912, par décision de la municipalité, que fut installé l’éclairage public au coin des rues du village. Il va sans dire que cette révolution technologique, encore à ses balbutiements, fut ici reçue comme un évènement. Et ce le fut d’autant plus que Nîmes même, à cette époque, continuait à allumer ses becs de gaz et ses lanternes :
le réseau public électrique n’y sera installé qu’à partir de 1928 !...
Quant à Courbessac, l’autre hameau rattaché à la ville, la fée ne s’était penchée sur son cas qu’en 1926...
Alors pourquoi Saint-Césaire, petit village, fut-il choisi ?...
Comme laboratoire expérimental, sachant les craintes qu’inspiraient alors l’utilisation de cette énergie nouvelle ?...
Mieux vaut prendre cette interrogation pour boutade.
Une autre raison, plus convaincante, peut être avancée.
En 1909, les habitants de Saint-Césaire avaient affiché quelques velléités à vouloir ériger le village en commune : une initiative de consultation publique avait vu le jour, laquelle ne fut pas vue d’un bon œil par les édiles nîmois. Conséquence de cette fronde, a-t-on voulu calmer les "banlieusards" en leur offrant la primauté de l’équipement public électrique, pour leur prouver ainsi que le petit hameau ne pouvait se passer des largesses de la ville-mère ?...
Ceci expliquant peut-être cela, c’est également en 1912 que le conseil municipal décida de désigner un adjoint au maire spécial au hameau : Monsieur Louis Thomas a laissé son nom dans l’histoire locale comme étant le premier des "maires de Saint-Césaire", et quelques années plus tard, en 1919, sera ouverte une mairie-annexe.
Les générations d’après-guerre 1945 ont peine à imaginer aujourd’hui que leurs parents et grands-parents ont pu vivre sans le "courant électrique", à la lumière de bougies, de lampes à huile ou à pétrole, de réverbères au gaz.
Que l’on me permette donc, pour eux, de livrer ici un petit abrégé d’histoire :
l’éclairage du domaine public dans les agglomérations fut dès l’origine justifié par "la lutte contre l’insécurité par la lumière".
Dès le moyen-âge, cette insécurité est la préoccupation essentielle des habitants dès la tombée de la nuit (ce n’est donc pas un phénomène récent de société !).
Du XIIe au XVIe siècle, toutes les tentatives de sécurisation des rues la nuit par rondes de police ou par installations de chandelles – avec le concours des riverains eux-mêmes – furent vouées à l’échec.
Il faudra attendre le règne de Louis XIV, soit le XVIIe siècle, pour que soit réalisé le premier véritable éclairage public dans les rues de Paris et du royaume par la suite : il s’agissait de lanternes à bougies suspendues à des cordes tendues d’une façade de maison à l’autre.
Le XVIIIe siècle est marqué par l’apparition et le développement de la lanterne à huile à réverbères. Amélioration notable : celle-ci pouvait être accrochée à une potence.
C’est au XIXe siècle qu’est mis au point le principe d’éclairage par le gaz hydrogène, qui va supplanter la technique précédente et s’intensifier partout en France en s’accompagnant de pose de candélabres.
Toutes les innovations qui vont alors se succéder conduiront les savants physiciens à la découverte du phénomène d’incandescence, et à son expérimentation au cours du dernier quart du XIXe siècle :
l’ère nouvelle de l’ampoule électrique à filament vient de naître.
L’électrification va s’imposer, pour l’éclairage du domaine public d’abord, pour l’essor de l’industrialisation ensuite, puis va se généraliser et atteindre tous les domaines de la société, jusqu’à l’arrivée dans les foyers. Nous sommes alors au milieu du XXe siècle,
et nous sommes tous des contemporains de la magie électrique.

Comme un clin d’œil à ce centenaire, les rues du village ancien bénéficient en cette fin d’année 2012 d’une rénovation de son éclairage public, avec remplacement de lampadaires et l’installation de lanternes plus modernes, plus performantes, et probablement plus économiques : qu’il s’agisse de coïncidence ou de décision opportune, l’initiative municipale nous donne l’occasion de souffler symboliquement les 100 bougies (je ne résiste pas à cette image)
de cet anniversaire passé inaperçu.

Tout en regrettant cependant qu’à la tombée de la nuit, et malgré toutes les illuminations qui nous entourent, notre préoccupation essentielle reste toujours celle de l’insécurité.
Comme au moyen-âge.




jeudi 8 novembre 2012

La photo ancienne du mois


L'avenue de la gare
au milieu du 20ème siècle :
bien que la photo n'en témoigne pas
malgré la présence d'une deuch',
elle était fréquentée à l'époque 
par plus de chevaux de trait
que de chevaux-vapeur.

mardi 6 novembre 2012

Fonds patrimonial

Dans le cadre de ses recherches, l'association souhaiterait constituer un fonds d'archives sur l'histoire et le patrimoine du village ancien de Saint-Césaire.

Il est fait appel au concours de toute personne, adhérente ou non, qui aurait dans quelque tiroir des documents et témoignages de toute nature : cartes postales, photos de quartiers, de paysages, d'école ou de famille, actes écrits de datations de terrains, procès-verbaux d'activité de société artistique, culturelle, sportive, etc...   toute pièce d'archives pouvant être répertoriée et consignée , voire publiée avec l'accord de la personne intéressée.

Les coûts de reproduction photographique ou de photocopie seront à la charge de l'association, et le nom du donateur mentionné à la constitution du fonds. 

Prendre contact avec le président de l'association du patrimoine dont ci-après les coordonnées :
Francis Brun - Tel. 04 66 23 94 21 - courriel : patrimoine-stcesaire@hotmail.fr







mercredi 10 octobre 2012

La photo ancienne du mois

Après la vendange.
La cave particulière du mas viticole de Saint-Cécile n'existe plus,

mais le lieu est toujours dédié au vin : à l'enseigne des Caves 41,

les bouteilles millésimées de crus AOC ont remplacé les tonneaux.

L'esprit du vin y demeure à nouveau aujourd'hui. 



vendredi 28 septembre 2012

Journées nationales du patrimoine

"Les patrimoines cachés", tel était le thème des journées 2012.

Occasion pour l'association de présenter - samedi 15 septembre - une communication publique sur le puits Font-Césarine, patrimoine caché s'il en est puisque recouvert en sous-sol de la place du Griffe : histoire et caractéristiques techniques ont constitué l'essentiel des propos à charge du président de l'association F. Brun, suivis par un groupe de 25 personnes qui avaient répondu à l'invitation. Pas de visite possible, mais croquis et photos du bâti "caché" à l'appui.



Sous les pavés...
le puits Font-Césarine
(voir dossier juin 2007)



mercredi 12 septembre 2012

La photo ancienne du mois


Vendanges d'antan :
au premier plan, une "coupeuse" de raisins
 vidant le contenu de son seau.
Noter la taille de la lourde cornue !... que va charger
sur ses épaules le "porteur", au second plan à droite,
coiffé de son paillasson de transport. 
Image typique de vendangeurs tels ceux qui peuplaient 
la plaine de Saint-Césaire chaque année en septembre,
jusqu'aux années 1960.