lundi 26 septembre 2011

Journées du patrimoine à Saint-Césaire : l'Eglise était au programme.



"Première" pour l'association du patrimoine qui avait convié les personnes intéressées à une visite de l'église, "l'édifice public le plus ancien, visitable au coeur du village". Pendant près de deux heures - samedi 17 septembre dans le cadre des Journées nationales du patrimoine - une quarantaine de personnes présentes ont suivi avec beaucoup d’attention la relation détaillée sur le sujet présentée par le président de l'association Francis Brun, proposant une découverte à la fois historique et architecturale du lieu, dont un classement au niveau régional vient d'être déposé auprès de la DRAC - Direction Régionale des Affaires Culturelles - du Languedoc-Roussillon. De la partie extérieure romane du XIe siècle à l'intérieur de même origine, en passant par la façade au clocher asymétrique du XVIIe, de nombreux détails de construction vinrent étayer les propos du "guide occasionnel", accompagné dans cette tâche par Mme Marie-Hélène Naval, archiviste à l’Évêché, dont les compléments d'information sur la coquille Saint-Jacques du frontispice et sur l'histoire locale de la Charité furent également forts appréciés par l'auditoire. Un très intéressant voyage dans le temps, et dans l'esprit du thème des Journées - le voyage justement - à mettre à l'actif de l'association du patrimoine, pour qui la réussite de cette première initiative laisse augurer une suite à donner à ce rendez-vous annuel. 

vue sur l'abside romane

 le clocher asymétrique

 portail style maniériste - 1668

choeur du 11e siècle

lundi 12 septembre 2011

Réhabilitation du four à chaux : chantier ouvert début septembre.




Dégagement de la partie fragilisée par le temps...

jusqu'à la roche d'appui...

pour reconstitution du mur en façade...

et consolidation du remplissage d'origine...

avec réutilisation des pierres récupérées.

Maurice Roustan, spécialiste de la pierre sèche,
en pleine action.

côté nord - déblaiement du gueulard...

... apparition de l'orifice supérieur...

et dégagement sur 1 m. environ



dimanche 4 septembre 2011

La photo ancienne du mois


La cave coopérative des vignerons
construite en 1925 :
elle fut pendant près de 50 ans le poumon économique
du village banlieusard, essentiellement agricole.
En septembre, période des vendanges,
elle devenait le centre d'intérêt principal
d'une grande partie de la population saint-césairoise.



samedi 27 août 2011

jeudi 7 juillet 2011

La photo ancienne du mois


Le temple dit protestant date de 1822,
et les deux micocouliers sont toujours à leur place.
Cette carte postale qui témoigne du maintien de l'aspect d'origine
a été envoyée en août 1911, voici 100 ans,
de Saint-Césaire.... à Nîmes !



jeudi 30 juin 2011

Réhabilitation du four à chaux primitif : chantier ouvert.

La première phase des travaux concernant le dégagement d'ensemble de la construction s'est déroulée sur la journée du jeudi 16 juin : débroussaillement des abords, coupe et arrachage d'arbustes et de végétation envahissante, aménagement du remblai en façade et de part et autre du four.






La deuxième phase, qui va concerner la restauration elle-même, devrait suivre sous peu.

mardi 7 juin 2011

La photo ancienne du mois

Arrivée d'un train de voyageurs en gare de Saint-Césaire,
première station de la ligne de chemin de fer Nîmes-Montpellier
ouverte au public en 1845.
La gare devint quelques années plus tard un carrefour ferroviaire
très important pour le développement économique de la région,
avec la création de l'embranchement vers Aigues-Mortes en 1873
(le prolongement vers la mer et les plages du Grau-du-Roi
fut réalisé par la suite et ne fut ouvert qu'en 1909),
et de celui desservant la Vaunage jusqu'à Sommières en 1882,
se raccordant alors à la voie ferrée ouverte depuis 1874
et reliant Lunel à la sous-préfecture cévenole du Vigan. 

Notre patrimoine immatériel

Lorsque l'on parle de patrimoine, il ne vient en général à l'esprit que le seul patrimoine dit "matériel" : biens immobiliers, fonciers, familiaux, ou encore biens publics.
Au niveau mondial, qui n'a pas entendu parler du "patrimoine de l'humanité" dont l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science, et la Culture) est l'organe universel décisionnaire, et responsable de la "convention pour le patrimoine mondial" élaborée en 1972 : grâce à la liste établie et régulièrement complétée, sur demande des états, la préservation de monuments et d'ensembles architecturaux, de sites naturels, sont protégés et aujourd'hui mondialement connus. Parmi les demandes françaises en cours de classement figure "les Cévennes et les Grands Causses".
Un autre aspect du patrimoine de l'humanité objet de sauvegarde concerne également "l'immatériel" : il faut entendre par là non plus ce qui est manifeste, visible, concret, mais plutôt tout ce qui interpelle l'esprit et la réflexion. Est donc considéré "patrimoine immatériel" les expressions artistiques, les coutumes et traditions, les folklores, danses et chants, les savoir-faire ancestraux, tout ce qui relève de l'éphémère en général, tel le "repas de la gastronomie des français" récemment classé en 2010...
Et si l'on étendait ce patrimoine immatériel à ce qui touche au comportement de l'individu ?
En effet, chacun de nous est porteur d'un patrimoine plus ou moins affiché qui relève de l'éducation et qui constitue notre capital immatériel : tout naturellement, sous l'influence de nos propres caractères, l'expression éphémère et spontanée de ce patrimoine enfoui peut faire de chacun de nous un individu déshumanisé aux yeux des autres, tout aussi bien qu'un individu représentatif de valeurs humaines. Tout n'est pas à prendre dans le patrimoine immatériel : il faut y puiser le meilleur, établir la liste de tout ce qui est bon à transmettre aux générations dont nous sommes les éducateurs, nos enfants et nos petits-enfants.
Notre rôle est essentiel pour sauvegarder, restaurer, et favoriser les comportements basés sur la convivialité, la courtoisie, le respect des autres, l'esprit civique, la politesse, autant d'expressions "immatérielles" à préserver et sur lesquelles nous nous devons d'intervenir quotidiennement.
Expressions de qualité de vie, c'est aussi de cela dont il s'agit.
F. Brun

Article pour le bulletin du comité de quartier St Césaire-Mas Roman "Echo du Moulin" - juin 2011.

samedi 7 mai 2011

La photo ancienne du mois

Le lavoir public au temps des "bugadières".
Sa construction date de 1904-1905, 
grâce à l'amenée d'eau du Rhône par canalisations depuis Nîmes :
il fut pendant près de trois-quarts de siècle
le lieu populaire féminin le plus fréquenté,
et le plus informé, du village.
Inutilisé depuis les années 1970, il a été sauvegardé en 1992,
puis restauré en son état d'origine en 1995.
Il est depuis entretenu par des bénévoles
 de l'association du patrimoine.

jeudi 7 avril 2011

La photo ancienne du mois

L'église - XIe siècle - est le plus ancien édifice du village
dont elle est à l'origine,
et constitue "la seule église romane qui ait été sauvegardée
sur le territoire de la ville de Nîmes"
(cit. Eglises romanes oubliées du bas-languedoc,
 Pierre A. Clément).
Photo prise au début du XXe siècle.

jeudi 24 mars 2011

Réhabilitation et mise en valeur du four à chaux artisanal

Le chantier de sauvegarde et de restauration fait l'objet d'une Convention signée entre la Mairie de Nîmes et l'association du patrimoine de Saint-Césaire, pour une durée de 1 an allant du
1er janvier au 31 décembre 2011.

Le planning arrêté se déroulera en 3 phases : 1/préparation, 2/restauration, 3/finition.

Prise en charge financière adoptée  par le Conseil de Quartier de Nîmes-Ouest en février 2011 (M. Richard Tibérino, Président) :
- débroussaillage du site et de ses alentours        / 1 préparation
- arrachage des arbustes contre le bâti               /     """""""""""""
- dégagement du remblai devant le four              /     """""""""""""
- mise en place d'un stabilisé devant le four        /  3  finition
- mise en valeur des végétaux existants et
  complément de végétaux adaptés au site          /       """""""
- pose d'un panneau d'information sur le site      /        """""""

Prise en charge financière adoptée par le Conseil Municipal de la Ville de Nîmes en novembre 2010 (M. Jean-Paul Fournier, Maire) :
- lavage haute pression de l'ensemble,                  /   2  restauration
- remontage du mur côté gauche au mortier de chaux, /    """"""""
- reprise et reconstitution du couronnement sommital   /   """"""""
  du mur de façade et de la partie constituant la voûte,
- reprise des pierres décollées ou en mauvais état,      /    """"""""
  afin de refaire l'uniformité de l'ensemble,                  
- rejointement de l'ensemble de la façade,                  /     """"""""
- curage du gueulard.                                                 /     """"""""

Les travaux de restauration seront confiés à l'Association de Sauvegarde Et de Restauration du Patrimoine Urbain et Rural (ASERPUR - Gard, responsable M. Maurice Roustan)



lundi 7 mars 2011

La photo ancienne du mois

 Place du village sous la neige il y a un siècle :
la jeune génération saint-césairoise
 devant le griffe installé en 1904
(à noter que les platanes sont aujourd'hui
de magnifiques centenaires)

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

L'assemblée générale annuelle de l'association est fixée au mercredi 16 mars 2011 à partir de 18h30, et se tiendra dans la salle municipale de la rue de Mascard à Saint-Césaire :
cette assemblée publique est ouverte à tous les habitants du village qui souhaitent manifester leur intérêt pour la préservation du patrimoine bâti de proximité et pour la protection de l'environnement. En particulier, les nouveaux résidents - du quartier ancien ou de la périphérie - pourront être informés des réalisations d’ores et déjà concrétisées et des objectifs envisagés.
Le bureau de l'association compte sur le soutien d'un grand nombre de participants pour mener à bien les initiatives en cours, et poursuivre son action en faveur de la mémoire collective.


samedi 6 novembre 2010

Font Césarine refait surface


Oublié de la conscience collective car plus entretenu ni utilisé depuis l’arrivée de l’eau de la ville au début du siècle dernier, le puits communal captant l’eau de la source à l’origine de la fondation du village vient d’acquérir ses "lettres de noblesse" : la très belle plaque signalétique installée sur pupitre qui lui est désormais consacré est la meilleure légitimation de son appartenance au patrimoine nîmois.
Juste reconnaissance pour ce témoin le plus ancien de la présence humaine en ce lieu.
Grâce à l’association du patrimoine, qui avait pris l’initiative de le faire explorer à partir de 1998 pour tenter de percer le mystère de cette résurgence de formation karstique comme la source Nemausus, les plongeurs-spéléologues de "Fontaine de Nîmes" et l’archéologue de l’Institut Régional de Recherche Archéologique de Montpellier nous ont livré des informations inédites et de grand intérêt concernant le fonctionnement naturel de cette fontaine, dont le rapport intégral a été publié sur ce site en juin 2007.
Baptisé Font Césarine en 1671 pour affirmer la dépendance collective des habitants à la source, ce puits fut l’élément essentiel de l’installation ici et de la pérennité d’une identité rurale autrefois, banlieusarde aujourd’hui.
Objet de l’attention de l’association dans le cadre de son programme de sauvegarde, l’intérêt historique de ce patrimoine a été pris en compte par les différents partenaires sensibilisés, associatifs et municipaux, qui se sont succédé en fonction de leur compétence pour sa mise en valeur. Citons-les chronologiquement :
M. Alain Clary, maire, et M. Bernard Auzon-Cape, adjoint à St Césaire, qui ont accordé l’autorisation de la première reconnaissance en avril 1998 ; M. Maurice Roustan, président de l’association départementale de sauvegarde du patrimoine (ASERPUR) qui a supervisé cette première intervention et qui ensuite, avec le concours d’habitants de St Césaire, a établi un rapport précis des variations saisonnières du niveau d’eau dans le puits, après deux ans de relevés ; M. André Coste et les plongeurs du groupe spéléo "Fontaine de Nîmes", qui ont procédé aux reconnaissances de 1998 et juillet 2006, avant l’exploration complète de mars 2007 par vidange du puits réalisée conjointement avec M. Philippe Galant, du service archéologie de la Direction Régionale des Affaires Culturelles du Languedoc-Roussillon ; M. Jean-Paul Fournier, maire, M. Jacques Pérotti, adjoint à l’urbanisme, Mme Françoise Martin, adjointe à l’aménagement urbain, qui ont assuré le suivi du dossier de 2002 à 2008 dans le cadre de la rénovation de la place du griffe ; M. Philippe Raulet, architecte de la place, qui a intégré la présence du puits par un signalement en surface ; le conseil d’administration du comité de quartier de St Césaire-Mas Roman ; Mme Bettina Célié Rottenberg, qui a contribué à la conception de la plaque signalétique retenue par la Direction des affaires culturelles de la ville (2009-2010) ; M. Lucien Zammit, attaché à la mairie-annexe de St Césaire, pour sa disponibilité sur place, ainsi que les différents services techniques concernés ; M. Richard Tibérino enfin, qui depuis 2002 s’est tenu au fait des différentes étapes d’avancement du dossier en tant qu’adjoint délégué à St Césaire, et qui en 2009 a fait inscrire et voter le financement de la plaque signalétique au budget 2010 du Conseil de Quartier de Nîmes-Ouest dont il est le président.
Au nom du bureau et des adhérents de l’association du patrimoine, qu’ils en soient tous remerciés.

jeudi 29 juillet 2010

mercredi 2 juin 2010

Emile Bessède, notre félibre oublié



Une interrogation d’abord : un félibre « quès aco » ?...
La transition linguistique est ainsi toute trouvée :
le félibre, dont la popularité connut son apogée dans la première moitié du vingtième siècle, est un poète écrivant et s’exprimant
en langue occitane - languedocien ou provençal - soit en vers, soit en prose.
Le plus célèbre d’entre eux, Frédéric Mistral, prix Nobel de littérature en 1904, fut l’un des fondateurs en 1854 avec six autres poètes provençaux du félibrige dans le but de réhabiliter et promouvoir la langue d’oc : ces pères du félibrige entrainèrent dans leur sillage culturel de nombreux disciples, chantres de l’Occitanie,
et l’un d’eux ne fut autre qu’Emile Bessède dont le souvenir reste présent parmi ceux qui l’ont connu.
Emile Bessède a vécu à Saint-Césaire durant une trentaine d’années, de 1927 à sa mort, survenue en 1956. Avec son épouse, ils étaient installés dans une grande demeure située "au bout du village", baptisée depuis Mas de la Draille, à l’extrémité nord de la rue du Temple qui était alors au pied même de la proche garrigue.
Natif d’Aigues-Vives où il vit le jour le 9 octobre 1869 et où il fut inhumé dans le caveau de sa famille, Emile Bessède a d’abord habité Nîmes avant de devenir saint-césairois.
Inscrit dans le mouvement du félibrige sous le pseudonyme de
"Gardian Pelot", il occupa entre 1920 et 1924 les fonctions de secrétaire de la Nation Gardiane dont le fondateur, le marquis Folco de Baroncelli-Javon, était un ami intime : à ce titre, il défila souvent sur son cheval "camargue" en portant la bannière de la Nacioùn dans les arènes de la région, celles de Nîmes et d’Arles notamment, lors de célébrations de fêtes et rassemblements des mainteneurs de la
fé di bioù.
En tant que félibre, il a écrit et publié plusieurs recueils de poésies et chansons parmi lesquels on peut citer L’écho de ma chaumière, Chanson du soir, Di cabano de grasiho, Lou Senglié, Des sansouires aux bois …
Il est regrettable qu’aucune rue de Saint-Césaire n’ait été baptisée à son nom (il existe dans le prolongement de la rue de la Vieille Ecole la rue Jorgi Martin (1904-1981) honorant la mémoire d’un autre félibre nîmois, qui n’est pourtant pas saint-césairois). Une "rue Bessède"
(il s’agit plus précisément d’une petite impasse) existe bien à Nîmes dans le quartier de l’ancienne route de Générac : deux ouvrages traitant des rues de Nîmes divergent sur l’identité du Bessède dont la plaque de cette rue porte le nom, sans aucun point commun entre les deux propositions.
Concerne-t-elle notre Emile Bessède, le félibre de Saint-Césaire ?...
L’association du patrimoine remercie par avance tout lecteur susceptible d’apporter son concours à cette recherche.
Contact : M. Brun Francis, secrétaire
Nous remercions particulièrement M. Serge Lavaux,
petit-fils d''Emile Bessède, pour sa contribution texte et photos.
(article publié dans le bulletin du comité de quartier
de Saint-Césaire - Echo du Moulin - juin 2010)


mardi 30 mars 2010

samedi 27 mars 2010

Article pour le bulletin du Comité de Quartier de Saint-Césaire "Echo du moulin - n°62 - mars 2010"


Quand la fiente nous tombe sur la tête…

Qui n’a pas vu au moins une fois, même s’il n’est pas cinéphile,
le fameux film d’Alfred Hitchcock "Les Oiseaux" ?... Rassurez-vous, le scénario de la fiction-catastrophe de l’invasion des corbeaux ne menace pas Saint-Césaire. Pour autant, un autre scénario d’invasion, bien réel celui-là et catastrophique pour l’environnement, s’installe durablement au point de porter atteinte à tous les patrimoines – du domaine public comme du domaine privé : il s’agit de la prolifération des pigeons.
La colonie sédentaire de ces "gentils et charmants volatiles" qui roucoulent sur nos têtes est en augmentation régulière comme tout un chacun peut le constater.
Gentils ces charmants volatiles ?... : toitures et chéneaux, rebords de fenêtres, devants de portes, terrasses, trottoirs, capots des voitures, sont souillés par la fiente qui souvent s’accumule en un nauséabond décor qui n’a rien d’agréable.
Mais il faut savoir que les nuisances ne se limitent pas aux seuls excréments : les colombins (pigeons et tourterelles) sont porteurs d’une tique qui peut elle-même héberger des virus (deux espèces ont été mises en évidence en Camargue) ; la durée de vie de ces tiques dont la piqûre est douloureuse pour l’homme, peut atteindre six à dix ans, installées dans les fentes des murs, derrière les crépis, ou encore dans les bouches d’aération entre les étages d’immeubles, pour, enfin, nous contaminer.
Et ce n’est pas d’Hitchcock que nous viennent ces infos, mais d’un très sérieux magazine médical, Le Généraliste – n° 1871, dans un article publié en juin 1998.
Voilà qui nous donne une autre image du roucoulant envahisseur, auquel certaines bonnes âmes se plaisent à distribuer quotidiennement des rations de pain et de riz : la première des mesures d’hygiène à prendre pour atténuer ces risques (toute mesure d’hygiène préserve notre santé, et la santé c’est aussi "un patrimoine" !), est d’abord de ne pas nourrir les pigeons.
Mais le problème est global, à la fois public et privé, et chacun est concerné : les services publics (enfouissement des câbles-perchoirs EDF et TELECOM), la municipalité ("karchérisation" des fientes au sol, prélèvements périodiques), et les citoyens (installation de protections dissuasives, picots anti-pose par exemple, émetteurs d’ultrasons, et plus simplement… en gardant le riz pour la paella !...).
De l’implication de tous ceux qui ont à se plaindre des nuisances de l’indésirable viendra l’efficacité.

lundi 21 décembre 2009

samedi 26 septembre 2009

jeudi 18 juin 2009

Place du griffe: zone de naissance à partir du puits du petit cadereau "Valadet" aujourd'hui recouvert, et vestige du petit canal autrefois lavoir.

Photo 1 :
le canal "ancien lavoir" en sous-sol.

Photo 2 :
le déversoir intérieur du trop-plein en haut du puits.




Article pour le bulletin du Comité de Quartier
« Echo du Moulin » à paraître en juin 2009.

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Où est passé le Valadet ?... question récurrente posée aux "anciens" du village, notamment à la suite des différents articles que l’association a publiés au sujet de l’exploration du puits communal sur la place.
Un peu d’histoire : sur la place du griffe donc, est situé le puits d’origine du village qui fut jusqu’au début du 20ème siècle le point d’eau principal de l’agglomération (préservé en sous-sol, il fait l’objet d’une demande de signalisation au titre du patrimoine dont le dossier en cours est suivi par l’association).
Ce puits recueille les eaux d’infiltration et il est alimenté en permanence (1) ; lors de fortes précipitations, le trop-plein s’écoule naturellement et, depuis toujours, se forme alors en surface un débordement qui n’est autre qu’un cadereau : c’est notre Valadet (nom sûrement dérivé, à partir de val, de l’expression encore usitée de nos jours par monts et par vaux qui signifie « par tous les chemins, en tous sens, … », ainsi que du mot valat, « rigole de récupération des eaux de ruissellement » - moyen âge 1330-1500).
Canalisé au départ (ce qui justifierait cette explication), par un "petit aqueduc" d’une douzaine de mètres qui servit de lavoir (un vestige toujours visible subsiste contre le mur ouest du cabinet de kinésithérapie), l’écoulement de ce cadereau - à l’air libre jusqu’aux années 60, mais depuis petit à petit recouvert - suivait la direction sud-ouest en longeant d’abord les façades des maisons et des fermes contiguës (rue du temple jusqu’à l’impasse du Valadet) ; puis, à l’impasse du Valadet, le ruisseau virait à 90° pour suivre son cours en bordure de la propriété Verdier en direction de l’actuel quartier du Mas de Roman ; l’eau rejoignait ensuite le Vistre (par Cacharel, la voie ferrée, Mas de Vigier, portions encore visibles …).
Au fur et à mesure de l’urbanisation de la zone, le Valadet "a disparu", s’écoulant dans les conduites souterraines enfouies sous le bitume et le dévoyant plus ou moins de son cours naturel.
Il apparaît même aujourd’hui que son trajet originel a été carrément détourné à l’occasion des récents travaux d’aménagement de la place du griffe : ainsi l’écoulement du trop-plein, dont le bruit ne vient plus bercer les rêves des anciens riverains, est désormais perçu lors de pluies abondantes et visible au déversoir du chemin du lavoir, à son intersection avec la rue de l’espérance.
Le Valadet coule donc toujours sous nos pieds : comme tous les cadereaux de la zone nîmoise, attention à sa colère soudaine!

(renvoi 1) Pour de plus amples informations techniques, demander le « compte-rendu d’expertise archéologique » établi le 13 avril 2007 par M. Philippe Galant, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles du Languedoc-Roussillon, service de l’archéologie.




Photo 3 :

vestige en surface contre le mur du canal du Valadet.

Photo 4 :

signalement pavé en surface et bouche d'accès au puits.

mardi 21 avril 2009

mardi 17 mars 2009

Invitation à l'assemblée générale


Petit patrimoine en péril : le four à chaux


Article pour le bulletin du Comité de Quartier
« Echo du Moulin – mars 2009 »
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Un petit patrimoine en péril

Colline du moulin à vent, tous les habitants de Saint-Césaire situent sa localisation, à moins d’être tout nouvellement venu dans le quartier ; au pied même de cette colline, au droit de la rencontre des rues Jules Raimu et de l’Eglise, peut-être avez-vous remarqué, sans trop y prêter attention, une petite construction délabrée qui a pu vous sembler être une ruine : les anciens saint-césairois la connaissent sous le nom de « petit four à chaux ».
En effet, il s’agit bien d’un four dont l’origine et la fonction - si l’on s’en réfère à d'autres ouvrages de même type répertoriés en d’autres lieux – sont bien en relation directe avec la falaise de calcaire à proximité.
En l’absence d’une datation précise, on peut avancer que ce four a dû être bâti au 18ème ou au 19ème siècle, creusé dans un tertre argilo-calcaire dans lequel il se trouve totalement intégré (cette butte de coloration rouge est un amas de grès limoneux à forte concentration de bauxite).
L’absence de cheminée prouve que son utilisation n’a pu être qu’artisanale : la production de chaux ne devait répondre qu’à une demande limitée et aux seuls besoins de quelques maisons
du village (Saint-Césaire n’était à cette époque qu’une petite bourgade essentiellement agricole).
Un peu d’histoire et de technique : la chaux est un matériau naturel très ancien résultant de la calcination de la pierre calcaire, utilisé dès la plus haute antiquité et donc à l’époque romaine.
Suivant les étapes de son cycle de fabrication, elle donne lieu à de multiples usages :
la chaux vive, était utilisée autrefois comme désinfectant pour purifier les espaces souillés (écuries par exemple) ; la chaux éteinte, obtenue en ajoutant de l’eau à la chaux vive, était utilisée par les agriculteurs pour neutraliser l’acidité des sols ; utilisée comme liant, la chaux éteinte, mélangée à du sable et de l’eau, servait à réaliser le mortier pour les constructions (le ciment actuel - puis le béton - n’est apparu qu’au 19ème siècle, et son essor "moderne", conditionné par l'industrialisation, ne date que du début du 20ème siècle).

Ce vestige de petit four à chaux de Saint-Césaire a traversé le temps, mais il est malheureusement livré aux dégradations qui l’affectent et risquent de l’anéantir du fait de son isolement
dans le site.
L’association du patrimoine propose d’ouvrir à ce sujet un dossier de sauvegarde et de préservation :
- en étudiant avec les personnes compétentes la faisabilité d’une restauration nécessaire, et, le cas échéant, en sollicitant les aides financières dévolues au petit patrimoine par les organismes publics,
- en poursuivant la recherche historique afin de déterminer l’origine précise de cette construction.

Tout lecteur qui pourrait fournir une information documentaire, notamment issue de la transmission orale ou/et écrite,
ne saurait qu’être le bienvenu pour l’aide que souhaite l’association.
Eventuellement, merci de contacter M. F. Brun :
tel. 0466239421 – mail patrimoine-stcesaire@hotmail.fr