mercredi 19 octobre 2016

Feuille d'infos - recto - N° 31 Août 2016


" Mémoire et Patrimoine "

Feuille périodique d’informations
de l’Association du Patrimoine de Saint-Césaire

 But : sauvegarde et restauration du patrimoine public,
recherche historique, préservation de l'environnement naturel,
amélioration du cadre de vie
du village de Saint-Césaire-lès-Nîmes
 
Association loi 1901, fondée le 2 juillet 1992   
N° 31 -  Août 2016         Diffusion gratuite 

 
L’école primaire,
notre patrimoine commun !
 De l’émotion, des sourires radieux, des embrassades,  des accolades et des manifestations chaleureuses, resteront en mémoire de toutes celles et tous ceux qui ont partagé cette belle journée de retrouvailles du samedi 4 juin, sous l’égide de l’association du patrimoine et de la direction de l’école primaire en partenariat.
L’hommage voulu à cette institution scolaire qui a vu passer 80 classes d’âge depuis son ouverture en 1936, a bien été au niveau de l’accueil affectif que les saint-césairois, anciens écoliers et habitants d’aujourd’hui, avaient manifesté à l’annonce de cette initiative :
au moins 200 personnes à l’heure de la cérémonie puis de l’apéritif municipal, près de 120 convives au banquet servi dans la cour "des filles", une trentaine de personnes au buffet "à la carte", de nombreux visiteurs aux expos photos et documents scolaires, bref, une participation qui a comblé les organisateurs.
Lesquels ont eu dans leurs allocutions le plaisir de saluer et de remercier, pour leur présence à la célébration de cet anniversaire, Monsieur le sénateur maire de Nîmes et ses plus proches adjoints, Madame l’inspectrice de l’Education nationale, ainsi que les doyens "du village", ceux de la première rentrée scolaire à l’établissement, et celui des saint-césairois.
Une belle démonstration de l’attachement aux valeurs de ce précieux patrimoine qu’est l’école communale, et, au-delà, de la persistance des liens indéfectibles de l’identité saint-césairoise.
 

Livre d’or de l’école
 Ouvert à l’occasion de la fête des 80 ans, le "livre d’or" n’est pas refermé : présent ou pas à cette journée, vous pouvez toujours adresser un témoignage, un sentiment, un souvenir de votre scolarité, voire un document (photo, cahier, bulletin de notes…), afin de compléter le recueil en cours de constitution.
Eventuellement, le président de l’association propose à ceux qui le souhaiteraient de recueillir directement auprès d’eux leur témoignage : le contacter (ci-dessous). 

Clin d’œil à l’Histoire
Au moment de la présentation au maire de l’œuvre réalisée par André Gaissad,  le président de l’association a profité de l’occasion pour rappeler une anecdote historique : « la décision municipale, en 1930,  de doter Saint-Césaire d’une grande école primaire, a été prise une vingtaine d’années seulement après que les habitants aient lancé une tentative (avortée) d’ériger le village en commune : c’est ainsi qu’à la construction de ce groupe scolaire, l’écusson de Nîmes (crocodile et palmier) a été inscrit au fronton d’entrée (sculpture de pierre) pour bien signifier que cette école faisait partie intégrante de Nîmes ».
 Que l’un des premiers écoliers accueilli à l’école réalise et offre, 80 ans plus tard, une sculpture représentant  cet emblème, est un original clin d’œil qui n’a échappé à personne. Mais comme l’a souligné le président, « s’il est vrai que les saint-césairois sont attachés à leurs racines identitaires,  cette sculpture confirme, s’il le faut, que l’on est bien ici à  Saint-Césaire… lès Nîmes ! ».
 André Gaissad, félicité par Jean-Paul Fournier, réalise des sculptures à partir de vieux outils récupérés, auxquels son imagination donne une nouvelle vie en les agençant pour en faire de véritables œuvres d’art : flamants, taureaux, toreros, mais aussi créations originales voire insolites.
 "Crocodile et palmier" d’André Gaissad seront installés dans le hall d’accueil d’entrée à l’école.
 

"Crocodile et Palmier"
œuvre réalisée et offerte à l'école par André Gaissad,
l'un des premiers écoliers de la rentrée scolaire d'octobre 1936
 
² Le Gard au temps des diligences ²
 Il s’agit d’abord d’un très intéressant ouvrage, qui nous emmène en "balade hippomobile" sur les chemins cahoteux du département gardois à l’époque où fiacre, tramway, omnibus, malle-poste étaient transports publics. Il s’agit ensuite d’une vidéoconférence sur ce thème, proposée par l’auteur, Jean-Marie Rosenstein.
L’association du patrimoine envisage de l’inviter à prendre la place du postillon, et de vous inviter à monter en voiture pour vous laisser guider, au fil d’une conférence qui pourrait être organisée en septembre.
La date vous sera communiquée en temps voulu.

Coordonnées de correspondance :
M. Brun Francis, président, 83 rue de la plaine 30900 Nîmes
 ' 04 66 23 94 21
Messagerie électronique : patrimoine-stcesaire@hotmail.fr 

 

NOTA : Publié le Lundi 8 Août 2016 -

Rétabli suite erreur suppression. 

La Photo du mois




Clin d'œil de la grande à la petite école :

photo des années 1960 sur laquelle apparaît dans sa classe

 Madame Yvette Panafieu, la "maîtresse des petits de maternelle"

 qui a laissé son nom à la "vieille école" construite en 1836...

 soit un siècle avant la "grande école élémentaire" !

L'idée d'une double commémoration

 - l'une sera bicentenaire, l'autre centenaire - 

est d'ores et déjà avancée... pour 2036 !



NOTA : Publié le Jeudi 16 Juin 2016 -
Rétabli suite erreur suppression.
 


Célébration des 80 ans du groupe scolaire élémentaire de Saint-Césaire, samedi 4 juin 2016


Extrait du discours du président de l'association :

" ...
Cette idée de fête, cette proposition de journée sur le thème L'école publique, notre patrimoine commun, est d’abord venue d’un constat : depuis l’ouverture en 1936 jusqu’à la dernière rentrée de septembre 2015,  80 classes d’âge se sont ici succédées, et les doyens de ces 80 rentrées scolaires n’ont aujourd’hui  que …     86 à 93 ans !
Ainsi, pourquoi ne pas saisir cette opportunité d’un grand rassemblement de toutes ces générations de saint-césairois, dont certains même ont laissé la place chaude à leurs enfants et petits-enfants, voire arrière-petits-enfants !...
 Et cette opportunité nous l’avons bien saisie, elle nous réunit aujourd’hui même.
Je voudrais, puisqu’il s’agit de célébrer cette grande école, comme nous l’appelions, faire un bref rappel historique : au début des années 1930, la seule école du village d’alors – il s’agit de la vieille école, datant de 1836, celle qui accueille désormais les enfants de la maternelle – cette unique école donc s’avérait insuffisante pour faire face à l’accroissement du nombre d’enfants scolarisés, atteignant le chiffre respectable de 130 pour 3 classes. Prenant en compte ce constat dans le cadre d’un vaste programme d’agrandissements et de constructions de nouveaux bâtiments scolaires, la municipalité de Nîmes valida le projet concernant Saint-Césaire ; et pour répondre à la situation d’urgence, une école en planches de deux classes était provisoirement montée pour la durée des travaux de construction du groupe scolaire : la première pierre de celui-ci était posée au début de 1935, une ouverture partielle était décidée au lendemain des vacances de Pâques de 1936, et l’inauguration officielle intervenait le 11 octobre 1936, suivant de quelques jours la première rentrée scolaire générale des deux écoles mitoyennes, celle des filles et celle des garçons.
Dés lors, la grande école allait s’ancrer dans l’histoire du village, du hameau banlieusard devenu aujourd’hui quartier de la ville à part entière.
Fêter en cette année 2016 les 80 ans de ce groupe scolaire, c’est, avant tout, témoigner notre reconnaissance à cette belle institution publique qu’est l’éducation nationale laïque, garante, hier comme aujourd’hui, de nos valeurs fondamentales.
Cette école primaire en particulier, la nôtre, est sans conteste le premier de nos patrimoines communs : sous ses préaux, dans ses cours, dans ses classes, nos différences sociales n’ont pas franchi les portes ; outre qu’elle fut le socle intellectuel de nos destinées respectives, elle nous a appris le respect, elle nous a dispensé les bases essentielles de la vie en collectivité, elle nous a inculqué des règles citoyennes de morale et d’instruction civique, elle a été le laboratoire de nos premiers sentiments, de nos premières amourettes, voire plus.
J’ajoute qu’à Saint-Césaire, cette école a été le ciment de notre identité : votre présence aujourd’hui, l’envie manifestée de se retrouver au sein de cet établissement, d’y revoir des copains, des copines, après tant d’années pour la plupart d’entre nous, la spontanéité de l’adhésion à cette journée de fête, sont les meilleures démonstrations de cet attachement aux valeurs et principes portés par l’école, et ici aux liens affectifs indéfectibles de notre identité saint-césairoise.
.... "


NOTA : Publié le Jeudi 16 Juin 2016 -
Rétabli suite erreur suppression.

Photo du Mois


La "grande école" de Saint-Césaire avait moins de dix ans sur ce cliché
pris en 1943 ou 1944 :
on peut y voir deux militaires (allemands) en faction devant l'entrée.
Le bâtiment, même s'il a subi quelques outrages du temps,
a conservé jusqu'à nos jours son aspect initial.
 
 
 NOTA : Publié le 14 Mai 2016 -
Rétabli suite erreur suppression.
 



 A l'occasion de la journée de fête programmée pour le samedi 4 juin afin de commémorer les 80 ans de l'école publique élémentaire de Saint-Césaire, l’association du patrimoine propose d'ouvrir un "livre d'or" visant à recueillir des témoignages d'anciens écoliers et écolières sur leurs années passées au sein de cette école : le but est de réaliser un document de textes et photos afin d'enrichir la constitution d'archives sur l'histoire du village.

Il est fait appel à toutes celles et tous ceux qui, bien qu'éloignés aujourd'hui de Saint-Césaire et qui ne pourront être présents à la journée du 4 juin, souhaiteraient apporter leur contribution à ce projet par l’envoi d’un commentaire sur leur scolarité, sous la forme d’une anecdote,  d'une image marquante, d’un souvenir de classe, de cour de récréation,    d'une péripétie originale, d’un hommage à leurs maitres et maitresses ...

Les "anciens saint-césairois" intéressés par cette initiative peuvent contacter Francis Brun, soit par message envoyé à patrimoine-stcesaire@hotmail.fr, soit par courrier postal à l'adresse : 83 rue de la plaine Saint-Césaire 30900 Nîmes.

 

Á vos plumes !

NOTA : Publié le Samedi 14 Mai 2016 -
Rétabli suite erreur suppression.

Courrier aux "anciens écoliers" de l'école primaire de Saint-Césaire


 Cher(e) ami(e)  saint-césairois(e),

 
L’association du patrimoine dont j’ai l’honneur d’être président
a pris l’initiative  de célébrer  les 80 ans de l’école primaire de Saint-Césaire, inaugurée en octobre 1936.

À cette occasion, une journée festive portes ouvertes sur le thème de « L’école publique, notre patrimoine commun »,   sera organisée avec le concours des personnels de l’école, des membres de l’association, et de la municipalité.

Cette journée, dont le programme se déroulera de 11h00 à 17h00, a été fixée au samedi 4 juin prochain.

 
Je me permets, par ce courrier, de vous contacter afin de vous faire part de l’intérêt que cette initiative soulève parmi les anciens écoliers dont nombreux ont manifesté  le plaisir de se retrouver ce jour-là : c’est en effet le but avoué de cette fête, réunir sous le préau toutes celles et tous ceux qui auront envie de saisir cette occasion de "retrouvailles".

 
80 ans, cela signifie 80 classes d’âge qui se sont succédé et qui ont laissé dans les cours séparées des filles et des garçons  des souvenirs indélébiles, de joies, de peines, de relations affectives, et surtout d’attachement à ce lieu : cette école,  qui nous a rassemblés, est avant tout le premier de nos patrimoines communs, le ciment de notre identité !

Dans cette école, vous y avez été scolarisé, peut-être même vos enfants et aujourd’hui vos petits-enfants, l’occasion qui s’offre d’y revoir pour un jour des copains et copines d’avant, mais aussi d’y passer une journée en famille, entre amis,   est une opportunité unique que vous propose l’association du patrimoine.

Une journée de cette importance nécessite, vous le comprendrez, une préparation planifiée soumise  à des impératifs d’organisation, notamment pour ce qui concerne le repas qui sera servi sous un préau, et pour lequel s’impose l’obligation de s’inscrire : d’ores et déjà, à lecture de ce courrier et si cette initiative vous intéresse,  je vous demande de m’informer - par l’un des moyens ci-dessous à votre disposition - de votre intention de prendre part au repas.

Vous recevrez ensuite,  début mai, les renseignements relatifs aux menu, prix, et modalités de confirmation.

J’espère sincèrement que vous serez sensible à ce courrier, et que votre participation me confortera dans la décision que j’ai prise de m’adresser à vous et à votre entourage.

Croyez-bien, cher(e) ami(e), que les membres du bureau de l’association et moi-même serions ravis de vous compter au nombre des présents à cette journée de fête, pour que ce samedi 4 juin soit vraiment une réussite.

 
Avec mes cordiales et amicales salutations,

 
Francis Brun
 
PS :  N’hésitez-pas à vous faire le relais de cette information :  si  vous avez conservé des relations avec des anciens écoliers de votre génération, merci de les contacter  pour leur faire part de cette journée, ou de nous communiquer leur adresse.

NOTA : Publié la Mardi 12 avril 2016 -
Rétabli suite  erreur suppression.

 

samedi 19 mars 2016

La photo du mois

 
Groupe scolaire de Saint-Césaire
fin des années 1950 :
les grandes baies ouvrant sur le sud
des deux classes des garçons,
dont les vitres ont résisté aux éclats de voix
des "maitres d'école" de l'époque.
Mais qui pourtant ont laissé filtrer
tant de rêveries et de pensées secrètes
vers le ciel ensoleillé...
Le ciel est toujours bleu dans les souvenirs d'écolier !


lundi 14 mars 2016

Communiqué de l'association du patrimoine


La proposition de fêter en 2016 les 80 ans de l’école élémentaire a reçu l’avis favorable du maire :                 la date de cette manifestation est donc arrêtée pour le samedi 4 juin.

Journée festive dans le but de réunir sur le thème       " L’école publique, notre patrimoine commun "    tous les saint-césairois qui souhaiteraient saisir l’opportunité de retrouver des copains et copines de leur génération, et marquer ensemble l’anniversaire de ce lieu symbolique de notre identité.

Le programme détaillé qui s’articulera autour d’un repas en commun envisagé dans la cour de l’école, sera annoncé à l'assemblée générale de l'association : celle-ci est fixée au mercredi 23 mars à 18h30 et se déroulera à la salle municipale de Saint-Césaire, rue de Mascard.

Toutes les personnes intéressées qui seraient désireuses d’être personnellement informées sont invitées à faire part de leur intention au président de l’association par l’un des moyens de contact ci-après mis à leur disposition.

Merci de bien vouloir annoncer cette initiative autour de vous.

 

Francis Brun + 83 rue de la plaine 30900 Nîmes

' 0466 23 94 21

: patrimoine-stcesaire@hotmail.fr

 

jeudi 21 janvier 2016

La photo du mois


L'aspect du jardin public en janvier 1976 :

entre les deux écoles  - maternelle et primaire -  

les bâtiments de la SPAC  (ou Institut Jacquemin)

dont la destination future allait transformer

le paysage encore campagnard en quartier urbain.

dimanche 10 janvier 2016

Une "algeco" avant l'heure

1930 : une cinquantaine d’années après les lois de Jules Ferry instaurant à partir de 1881 l’école publique, laïque, gratuite, et obligatoire, le hameau de Saint-Césaire comptait environ 130 enfants de 6 à 14 ans (âge-limite du certificat d’études primaires institué en 1882), scolarisés dans les trois classes surchargées de l’école construite en 1837 (aujourd’hui "la maternelle").
Ce constat d’exigüité des bâtiments scolaires ne concernant pas que Saint-Césaire, le conseil municipal de Nîmes lança alors un important programme de constructions dans lequel s’inscrivit le groupe scolaire situé rue de l’Eglise : le projet fut établi en 1931, … mais la nouvelle école ne fut inaugurée qu’en 1936.
Cependant, devant l’urgence « à faire face aux besoins des habitants du hameau », et en attendant « que les nouvelles classes soient prêtes », la municipalité prit la décision de faire construire provisoirement « un baraquement scolaire en planches (sic) susceptible de loger immédiatement deux salles de classe ».
Le devis descriptif faisait état d’une dépense de 22000 francs ("anciens", soit 12567 euros de nos jours), dépense qui paraissait importante, mais « ne l’était pas en réalité si on considérait que la surface (123 m2) était assez vaste, que le baraquement serait bien couvert avec tuiles sur voliges, et bien parqueté ».
C’est l’entreprise nîmoise Gervais frères qui acceptait de l’édifier immédiatement pour ce prix forfaitaire, incluant en outre l’installation d’un « WC avec deux cabines établi sur un petit plancher au-dessous duquel passeraient des tinettes » ; le service de remplacement de celles-ci serait assuré « par le cantonnier chargé de l’enlèvement des balayures et immondices du hameau »…
L’ensemble fut monté sur un terrain vague situé au niveau des actuelles rues du Clapas et Jules Raimu ; les deux classes du "baraquement" furent affectées aux élèves de fin d’études primaires, "les grands". Cette installation n’avait qu’un caractère provisoire, dans l’attente de la construction du groupe scolaire, pour laquelle un délai de 3 ans avait été fixé pour les travaux ; en fait, l’école en planches ouvrit en 1932, et fut maintenue encore 2 ou 3 ans après l’ouverture effective de la nouvelle école (courant 1936).
Comme quoi le recours à l’aménagement provisoire… durable, dit aujourd’hui "algecos", n’est pas nouveau.

 

lundi 28 décembre 2015

La photo du mois


La fontaine-abreuvoir dite Griffe
installée en 1904 
sur la place au cœur du village.
Ce griffe a été déposé 
à la fin des années 1960.



Feuille d'infos recto n°29 - décembre 2015


samedi 7 novembre 2015

La photo du mois

Touches de neige sur les micocouliers 

et ciel bleu sur le temple (1822). 

Sur les marches, groupe d'enfants du village (difficiles à identifier)

 saisis par l'objectif vers 1950.



jeudi 8 octobre 2015

La photo du mois


L'école primaire de Saint-Césaire dans les années 1960 :
vu de la rue de l'église, le bâtiment est resté le même.
Tous les enfants du village y étaient scolarisés,
les nouveaux quartiers périphériques n'étaient pas 
encore construits à cette époque 
(les Clos et Mas Roman notamment).
Quatre-vingts classes d'âge y ont effectué 
"la rentrée scolaire" depuis 1936.
Aujourd'hui, le souhait de nombreux saint-césairois
est d'attribuer un nom identifiant cette école élémentaire:
une proposition en ce sens 
a été soumise à la municipalité.

jeudi 1 octobre 2015

Devoir de mémoire : ouvrons la page

La feuille d’informations n°28 de l’association
a été distribuée fin août :
les personnes intéressées par l’activité de l’association qui ne reçoivent pas dans leur boite aux lettres cette feuille, dont la distribution rappelons-le est limitée au vieux village, coût oblige, peuvent se la procurer auprès du président, par mail ou par téléphone (voir ci-après coordonnées).
Vous trouverez dans la dernière édition un appel à constitution d’archives historiques sur le village :  « Fonds d’archives de l’association : précieuse contribution à la connaissance historique de Saint-Césaire ».
Dans l’esprit de cet appel, l’association renouvelle ici qu’elle est à la recherche de documents relatifs à l’école primaire, dont l’anniversaire des 80 ans a été proposé à la municipalité pour juin 2016.
Vous avez été écolier, écolière, dans cet établissement, vos enfants l’ont été, vos petits-enfants le sont, vous devez conserver comme la plupart d’entre nous des témoignages de votre période scolaire qui ont marqué votre enfance : 
photos, cahiers, résultats et appréciations, diplômes…
N’hésitez-pas à nous les confier, pour les dupliquer et présenter une exposition dans le cadre de la fête que l’association souhaite organiser autour de l’école, et à laquelle vous serez conviés.
La réussite de cette initiative passe par la contribution du plus grand nombre d’écoliers - anciens et actuels - et nécessite une préparation qui dès à présent demande une prise en compte collective.
Nous sommes persuadés que les saint-césairois attachés à "leur école" seront sensibles à cet appel.
 
Francis Brun + 83 rue de la Plaine 30900 Nîmes
 ' 0466239421


 

jeudi 10 septembre 2015

La photo du mois


Publicité du domaine viticole de Masquard, parue dans une publication de 1905.

Les chais de la propriété se trouvaient au cœur même de Saint-Césaire, au Château de la Cascade dont l'entrée toujours d'époque (portail année 1763) est située rue de l'église.  Monsieur Eugène de Masquard fut un ardent défenseur des agriculteurs et viticulteurs, au nom desquels, et au-delà de ceux du village, il fut porteur auprès des instances politiques des problèmes économiques et corporatifs. 



Feuille d'infos n° 28 - recto


samedi 15 août 2015

Photos du mois


 L'alguazil de la corrida du siècle :
Rémi Guérola




Le matador Antonio Pilès
porté en triomphe par de jeunes saint-césairois :
Henri Gélis, Momond Brun, Alfred Lunardi.

Il y a 70 ans : la corrida du siècle à Saint-Césaire !


Á l’été 1944, Nîmes et sa région, comme la quasi-totalité 
du territoire français, s’était libérée de l’occupation allemande ; cependant, un an après encore, les conséquences de la pénurie de guerre étaient toujours très ressenties : restrictions obligatoires, approvisionnement insuffisant, consommation modérée.
Malgré cela, dans l’euphorie ambiante de la Libération d’abord, puis de la capitulation générale du régime nazi signée quelques semaines auparavant le 7 mai 1945, le besoin collectif de fêtes et réjouissances était dans toutes les têtes.
C’est ainsi, dans ce contexte mitigé, qu’en ce mois d’août 1945 allait renaitre à sa date traditionnelle la fête du village, la fête votive.

Les élections municipales s’étaient déroulées en avril 1945, et le maire élu à Nîmes, Léon Vergnolles, avait désigné un adjoint spécial à Saint-Césaire, un certain Gaston Lessut, né au village, exploitant agricole, impliqué dans la vie locale. Soucieux de prendre en compte les problèmes de ses concitoyens, Gaston Lessut se démenait pour ravitailler les saint-césairois en denrées de première nécessité, notamment des sacs de pommes de terre qu’il faisait distribuer.
L’occasion de la fête allait lui permettre d’avancer une idée géniale : répondre à la fois aux besoins de consommation et de divertissement. En effet, une arène éphémère et pittoresque, composée essentiellement de charrettes et de tombereaux mis à disposition par les viticulteurs, était montée (à l’emplacement de l’actuel terrain de foot) pour y faire courir les taureaux de Camargue (il y avait une course presque tous les jours, et la fête en durait une dizaine).
Pour le 15 août 1945, notre Gaston prit l’initiative de "faire tuer un taureau" : pas de problème, son ami manadier Emile Bilhau pouvait répondre à la demande et fournir un "beau camarguais" ; pour l’estoquer, il fallait un torero : pas de problème non plus, il allait le trouver dans la communauté exilée de l’Espagne franquiste en la personne du valenciano Antonio Pilès (famille devenue illustre dans le milieu taurin nîmois, dont Robert Pilès matador de toros). La corrida put donc avoir lieu.
On y frôla d’abord la catastrophe : non pas en piste dans le "rond de charrettes", mais sur les tribunes bondées où tout Saint-Césaire s’était agglutiné, l’une d’elles déséquilibrée ayant cédé sous le poids (il avait plu la veille) entrainant les spectateurs au sol ; plus de peur que de mal heureusement, quelques ecchymoses…
Après la sortie en triomphe du maestro porté sur les épaules de la jeunesse du village, ce ne furent pas les "oreilles et la queue" qui intéressèrent les saint-césairois mais la viande : les bouchers la débitèrent et chacun put obtenir un bifteck ou une daube, c’était le but, ce qui laissa dubitatif le préfet de Nîmes qui avait accordé l’autorisation ; en effet, la corrida permit de vendre (à petit prix) quelques 600 kg de viande supposés provenir de ce brave camarguais !... (on saura bien plus tard que quelques vaches du coin s’y étaient ajoutées, mais le préfet en question était probablement à la retraite ou muté sous d’autres cieux).
Cette année-là, pour la fête votive, le pot-au-feu de bœuf s’imposa comme plat de gala sur les tables saint-césairoises…

Juste retour des choses : lors de ses mandats suivants au sein des municipalités nîmoises, le populaire Gaston Lessut se vit confier  la fonction - outre celle de "maire de Saint-Césaire" - de président de la commission tauromachique.  On comprend pourquoi.

vendredi 10 juillet 2015

La photo du mois


  Plaque signalétique apposée sur la place du griffe :
 
Les Fontaines
1904 - 1997
 
" La libre distribution publique d'eau potable fut assurée
à partir de 1904 aux coins des rues du village.
La borne-fontaine, vestige du réseau d'alimentation,
témoigne de l'installation au 20ème siècle
d'une quinzaine de bornes,
modèles à levier d'abord, puis à volant, enfin à bouton.
A la même époque fut érigée la fontaine dite griffe,
faisant fonction d'abreuvoir pour chevaux :
elle a laissé son nom à cette place centrale du village.
Le Griffe actuel, fontaine ornementale et symbolique,
est installé depuis 1997 pour rappeler celui d'origine".


 



Le circuit historique fait son chemin ...



   Claude Mauny, Richard Tibérino et Francis Brun, place du Griffe.

Inauguré en 2012 avec la plaque retraçant l’historique du lavoir, le circuit historique de Saint-Césaire se dévoile de plus en plus grâce à l'association du Patrimoine qui poursuit l'accrochage de plaques signalétiques qui jalonneront, à terme, un circuit historique dans les rues du vieux Saint-Césaire.

Trois nouvelles plaques viennent ainsi d'être apposées concernant la table de pierre, près de l’église, la draille médiévale, chemin qui arrive rue du Temple et les fontaines sur la place du Griffe. Aujourd’hui, ce sont sept plaques, sur la quinzaine envisagée par l’association, qui permettent de mieux connaître les lieux qui ont fait la vie de ce quartier.

Jeudi 2 juillet, Francis Brun, président de l’association, Richard Tibérino, adjoint au maire délégué à Saint-Césaire et Claude Mauny, responsable des espaces verts, dévoilaient ces plaques dont celle apposée place du Griffe, au-dessus de la borne-fontaine installée pour témoigner symboliquement, avec le griffe et le puits, de l'importance du rôle public de ces éléments de distribution de l'eau dans la vie des Saint-Césairois au cours du XXe siècle.


dimanche 14 juin 2015

La photo ancienne du mois


 Photo prise  au début du 20ème siècle :
vue nord du domaine situé entre l'église et le moulin à vent,
connu à cette époque sous le nom de Château de la Cascade,
propriété de la famille De Masquard.
La construction qui de l'extérieur ressemble à une tour
mais est totalement ouverte côté intérieur du parc,
était appelée solarium par les propriétaires.
A l'origine, probablement en 1763,
sa fonction devait plutôt être celle d'un "reposoir",
lieu de pause promenade et de méditation spirituelle
(recherches en cours).